La France est le premier producteur agricole d’Europe devant l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie. Pour conforter sa position phare, notre pays doit maintenir des rendements élevés et des productions de qualité. Le recours aux pesticides est l’un des moyens permettant de remplir cet objectif.
L’agriculture, un secteur clé
- En France, l’agriculture “pèse” davantage dans l’économie française que l’énergie ou l’industrie automobile (Part du PIB-Ania 2010)
- 3,2 millions de personnes travaillent dans ce secteur (production, transformation, approvisionnement, services…) selon la FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles).
- Dans le palmarès mondial, nous figurons en tête des pays exportateurs de produits alimentaires transformés. Les entreprises françaises de ce secteur puisant leur force dans leur savoir-faire et dans plus de 900 labels et signes de qualité (Appellation Origine Contrôlée, Indication Géographique Protégée…).
Une agriculture affaiblie face aux marchés mondiaux serait donc une menace pour l’emploi. Rappelons que la France a récemment perdu sa place de leader dans l’UE en termes d’exportations de produits agricoles au détriment des Pays Bas et de l’Allemagne. Néanmoins en 2010, la France a exporté 50% de sa production de blé vers l’Afrique du Nord, confirmant son rôle majeur dans l’équilibre alimentaire de régions structurellement déficitaires.
Garder notre avance : une nécessité
Dans ce contexte, on comprend bien pourquoi l’obtention de rendements élevés reste indispensable à l’équilibre des marchés agricoles.
C’est ce que permet, entre autres, l’utilisation à bon escient de techniques innovantes en agriculture dont font partie les produits phytopharmaceutiques.
Opposer agriculture conventionnelle et agriculture biologique ? Un non sens !
Pas question que l’agriculture traditionnelle, sous prétexte qu’elle est plus productive, détrône l’agriculture biologique. Ces deux modes de production sont complémentaires et peuvent parfaitement coexister.
Mais gardons à l’esprit que « Compte tenu de la productivité de l’agriculture biologique par comparaison à l’agriculture traditionnelle, le potentiel de l’agriculture biologique n’est pas suffisant, loin s’en faut, pour nourrir le monde » (Monsieur Diouf, Directeur de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) en mai 2007).

