L’agriculture dite “raisonnée” permet d'utiliser au mieux les produits phytopharmaceutiques, en traitant les plantes à bon escient, au bon moment, avec le bon produit. Pour que ces pratiques soient efficaces, elles doivent être largement diffusées. C’est l’une des missions que s’est fixée l’UIPP.
Pesticides, mode d’emploi
Parce qu’elle s’inscrit dans une démarche responsable, l’Union de l’Industrie de la Protection des Plantes a élaboré une charte de “Bonnes pratiques phytopharmaceutiques”. Diffusée largement auprès d’un public d’agriculteurs, , cette brochure rappelle les dix gestes “responsables et professionnels” pour apprendre à utiliser les pesticides de manière totalement sûre pour l’environnement et l’homme. Un document clé sur lequel se fonde l’ensemble des actions de formation de l’UIPP à destination des professionnels.
Les “bonnes pratiques”, c’est quoi au juste ?
Le saviez-vous ?
Les agriculteurs peuvent toujours se former s’ils le désirent. L’Ecole des bonnes pratiques agricoles, que nous avons mise en place, organise plusieurs centaines de formation par an, dans toute la France, avec un réseau de 15 formateurs

Lorsqu’il manipule un pesticide, l’agriculteur doit respecter un code de bonne conduite : bien lire le mode d’emploi, ne traiter que si nécessaire et dans de bonnes conditions (pas de vent ou de pluie…), vérifier régulièrement le bon état de son matériel, porter les vêtements de protection adéquats, rincer et stocker les bidons vides avant de les faire collecter.
Par ailleurs, il est recommandé d’améliorer le stockage des produits, d’aménager un local conforme et fermé à clef, pour renforcer sa sécurité, ainsi que celle de sa famille. Ou de prévoir une aire de remplissage du pulvérisateur spécifique pour que les produits ne migrent pas vers la cour ou le fossé de la ferme.
Une campagne, pour prendre les choses en main…
“Un tel outil de travail, ça se protège” : tel est le titre de la campagne de sensibilisation organisée en septembre 2010 par l’UIPP et l’ensemble des acteurs clé de la filière agricole. Le message ? Les mains sont les premières exposées, directement ou indirectement, lors de la manipulation de pesticides. Il faut donc les protéger. Parmi les conseils prodigués : s’informer, organiser son travail, porter des gants mais surtout : priorité à l’hygiène et au lavage régulier des mains ! Fort de son succès, la campagne se poursuit sur 2011 et 2012 avec le second chapitre sur la protection du visage et des yeux.
Et les emballages vides de pesticides, qu’en fait-on ?
Le saviez-vous ?
Emmanuelle Soubeyran, chef du projet Ecophyto au Ministère de l'agriculture l'a souligné : " ADIVALOR est aujourd'hui l'exemple le plus avancé de filière volontaire en France. Et au niveau international, l'agriculture française est championne d'Europe en matière de collecte et de recyclage des déchets de l'agro fourniture, et tout particulièrement les déchets issus de l'emploi des produits phytopharmaceutiques".
On les collecte et on les recycle ! Créée en juillet 2001, à l’initiative de l’UIPP, la société Adivalor (Agriculteurs, Distributeurs, Industriels pour la valorisation des déchets agricoles) organise, en partenariat avec les autorités, le recueil et la valorisation des emballages vides et des reliquats de produits phytopharmaceutiques obsolètes.
Les agriculteurs disposent ainsi de 4 200 points de collecte sur le territoire.
Il en existe entre 10 et 30 dans chaque département !
Résultat : 9.500 tonnes de produits obsolètes (PPNU) éliminés et plus de 60 % des emballages récupérés (score le plus élevé en Europe avec la Belgique et l’Allemagne) vs. 40% pour le tri sélectif en France.
Le succès est tel que les collectes s’élargissent aujourd’hui à d’autres types de déchets agricoles, comme les sacs d’engrais ou de semences.

