En France, l’espace agricole (hors forêt) représente 47% du territoire métropolitain et abrite une part importante de la biodiversité.
Il va sans dire qu’une agriculture moderne et responsable doit en tenir compte dans ses pratiques. A ce titre, l’impact des produits phytopharmaceutiques sur la nature est étudié de près.
Des liens étroits avec la biodiversité
Pour les espèces naturelles, l’agriculture représente le plus souvent une belle opportunité.
- Dans un contexte où l’urbanisation ne cesse de progresser, l’espace agricole offre une multitude d’habitats naturels pour les animaux et les végétaux.
- L’agriculture permet également de maintenir et d’entretenir la diversité des paysages et des terroirs. Et quel patrimoine !
- Les pratiques agricoles sont dépendantes de la pollinisation, du recyclage de la matière organique, de la régulation des ravageurs par les “gentils” insectes …
Néanmoins, certaines pratiques agricoles poussées à l’extrême, peuvent avoir un effet négatif sur la biodiversité : destruction des talus et des haies, recul des prairies, labour…
D’où l’importance d’avoir des produits respectueux de la nature
Seules des pratiques agricoles responsables et raisonnées permettent de maintenir voire de restaurer la biodiversité à l’échelle d’une parcelle, d’une exploitation agricole ou du territoire national dans son ensemble.
C’est pourquoi les produits phytopharmaceutiques font l’objet de la plus grande vigilance, notamment concernant leur impact sur la biodiversité.
Chaque nouvelle autorisation de mise sur le marché évalue de près les effets éventuels du produit sur les organismes qu’il ne cible pas. De nombreux tests sont ainsi réalisés sur différentes espèces végétales ou animales (organismes aquatiques, mammifères, oiseaux, abeilles…).
Enfin, l’utilisation du produit phytopharmaceutique est surveillée en conditions réelles au travers d’un système de veilles et d’alertes.
L’exemple de SAGIR, réseau de surveillance épidémiologique des oiseaux et des mammifères sauvages terrestres en France.
Fondé sur un partenariat constant entre les Fédérations des chasseurs et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, ce réseau surveille notamment les effets aigus non intentionnels de l’utilisation agricole des produits phytopharmaceutiques sur les oiseaux et mammifères sauvages.

