Revue de presse 
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Notre santé est dans l’assiette
[31/03/2009] - Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnementPour les associations de consommateurs, les Français sont perdus dans les multiples messages. Notre mode de vie urbanisé nous éloigne de la terre et l’industrialisation de l’alimentation nous fait perdre le goût des aliments de base. « La crainte des consommateurs a évolué, constate Charles Pernin, de la CLCV. Il y a cinquante ans, on appréhendait des risques tels les moisissures ou les conserves mal stérilisées. Ces problèmes son aujourd’hui maîtrisés. En revanche, on se pose des questions sur les pesticides, les additifs alimentaires, les OGM, qui ne sont pas nocifs dans l’immédiat mais peuvent l’être à long terme ». Pour Thierry Souccar, éditeur de livres sur l’alimentation, ces frayeurs ne sont pas toujours bien placées : « On se focalise sur les pesticides, or il y en a moins que dans les années 1970. Les Français feraient mieux de s’inquiéter de la qualité des graisses consommées ». Reste que dans le contexte de crise économique, le principal critère de choix des aliments est devenu leur prix.
Source : Aujourd’hui – supplément | Auteur : Guillaume JanJean- Michel Lemétayer – président de la FNSEA
[30/03/2009] - Ils l'ont dit«Nous demandons une accélération de l’harmonisation des réglementations européennes, après le Grenelle de l’environnement, sur l’usage des phytosanitaires et les biotechnologies. Les agriculteurs français appliquent des normes plus strictes que leurs homologues européens, et il est normal que ces derniers aient les mêmes contraintes. »
Source : Le Figaro économieInventaire des sols français : un état des lieux mitigé
[29/03/2009] - Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnementPlus de 2000 échantillons ont été prélevés dans le cadre d’un programme destiné à mesurer l’état des terres arables et à suivre leur évolution. Certaines des molécules recherchées sont indétectables. D’autres sont omniprésentes. « Par exemple, le lindane (insecticide interdit en 1998) est retrouvé absolument partout, y compris là où il n’a jamais été appliqué, comme en milieu forestier. Cela montre que la contamination s’est faite par voie atmosphérique. Observation cohérente avec des mesures menées en 2007 par Air-parif, qui révélaient que le lindane, « pouvant être soumis à des transports atmosphériques à grande distance ainsi qu’à une re- volatilisation à partir des sols » était toujours présent dans l’air parisien. Ses concentrations dans les sols sont toutefois faibles, de l’ordre du microgramme par kilo.
Source : Le Monde | Auteur : Stéphane FoucartNos aliments ont trop de pesticides
[28/03/2009] - Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnementAlors comment faire pour les éliminer ? En lavant les fruits et légumes. Il vaut mieux cuire à la vapeur qu’à l’eau. Pour LES aliments comme le chou, la laitue… Il est préférable de retirer les feuilles externes et le trognon. L’épluchage réduit beaucoup les risques, mais retire aux aliments certaines de leurs vertus nutritionnelles. Quelles sont les alternatives ? « Manger bio reste la voie royale », selon Mr Veillerette. D’autres moyens de production existent, comme l’agriculture raisonnée, ou les systèmes de production intégrés, entre l’approche conventionnelle et l’agriculture biologique. « Les producteurs de légumes se sont engagés avec l’INRA pour favoriser ces systèmes de production », indique Philippe Lucas, directeur de recherche à l’INRA. Toutefois, les études ne cessent de montrer les liens entre pesticides et cancer, sans parler des effets sur la fertilité, le système endocrinien explique André Cicollela, porte-parole du Réseau environnement santé, qui demande un « plan environnement cancer ». « Mais la voie alimentaire n’est pas la principale exposition aux pesticides » rappelle JF Narbonne, professeur de toxicologie.
Source : Le Monde | Auteur : Pascale SantiAliments santé, aliments danger
[28/03/2009] - Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnementComment s’y retrouver dans cette cacophonie alimentaire, où des experts s’arrogent le droit, tels des ayatollahs, de lancer des fatwas contre des produits, qui, souvent depuis l’origine des temps, composent notre alimentation et font partie intégrante de notre culture ? Existe-t-il encore un aliment que nous puissions manger sans engager notre pronostic vital ? Les fruits et légumes, le poisson ? A volonté ! Oui, mais à condition d’ignorer ceux qui mettent en garde contre les pesticides qui recouvrent les uns et les métaux lourds qui imprègnent les autres. Si tous s’accordent sur les méfaits des excès, comme celui du sel aujourd’hui ou celui du sucre, dont chacun reconnaît le caractère nocif à forte dose, tous dénoncent aussi les dangers d’une diabolisation d’un aliment ou d’une catégorie d’aliments, jugée contre-productive. Le vrai risque consisterait alors à engendrer un déséquilibre alimentaire, source de carences ou d’obésité. La règle d’or d’une alimentation santé est la variété. On prend tous les bénéfices en diluant les risques. Un peu de tout, avec modération… Cela ne vous rappelle rien ?
Source : Le Figaro magazine | Auteur : Martine Betti-cusso et Florence HalimiBelgique : la Wallonie décourage les cultures OGM, faute de pouvoir les interdire
[27/03/2009] - Sur les OGMA défaut de pouvoir interdire les cultures d'organismes génétiquement modifiés (OGM) sans enfreindre les règles européennes, la Wallonie (sud de la Belgique) a adopté vendredi une série de règles pour dissuader un maximum d'agriculteurs de se "lancer dans l'aventure". Contrairement à l'Autriche, la Hongrie, la Grèce, la France et le Luxembourg, qui ont interdit la culture du maïs génétiquement modifié MON810 de Monsanto, la Wallonie ne va pas jusqu'à bannir les cultures transgéniques sur son territoire, respectant en cela les injonctions de la Commission européenne. Mais l'encadrement sera des plus sévère. "Si un agriculteur décidait de se lancer dans l'aventure OGM", il devra faire preuve d'une "transparence absolue", explique le communiqué, qui précise que les parcelles devront être "localisées très précisément" sur le site du ministère de l'agriculture. Ils devront également respecter une distance de sécurité --qualifiée de "plus drastique d'Europe"-- de 600 mètres entre des cultures OGM de maïs (seule plante autorisée dans l'UE actuellement) et les autres cultures. Les producteurs d'OGM devront en outre cotiser à un "fonds de compensation" afin "d'indemniser leurs collègues qui subiraient une contamination fortuite et ils auront l'obligation d'informer toutes les personnes (voisins, ouvriers agricoles,...) susceptibles d'entrer en contact avec les OGM. Enfin, le ministre demande aux agriculteurs d'associer leurs parcelles pour les déclarer "zone sans OGM".
Source : AFPJean Marc Meynard – Directeur de recherche à l’INRA
[26/03/2009] - Ils l'ont dit« Si le consommateur veut des fruits sans la moindre tache et sans la moindre piqûre d’insecte. Il doit savoir que cela n’est aujourd’hui possible qu’en utilisant des pesticides. Au Salon de l‘agriculture, j’ai constaté qu’il y avait beaucoup d’attentes et d’exigences contradictoires vis-à-vis de l’agriculture qui demeure une activité économique soumise au marché».
Source : Humanité Dimanche | Auteur : Gérard Le PuillDr Jacqueline Clave, directeur de l’Unité d’Epidémiologie environnementale des cancers INSERM
[26/03/2009] - Ils l'ont dit« Les difficultés qu’ont les épidémiologistes à établir la preuve de la cancérogénécité d’un produit ou d’un autre, c’est qu’on a une information indirecte. Nous, ce qu’on peut dire, c’est cette activité-là, elle est manifestement associée aux risques de cancer. On la retrouve plus souvent chez ceux qui ont des cancers, en tout cas chez ceux qui ont des lymphomes que chez les autres. On voit que les agriculteurs ont plus souvent de risque, mais quel produit exactement ? Lequel on va pouvoir détacher de son activité plus que l’autre ? C’est extrêmement difficile, d’autant plus qu’à une période donnée, les mêmes produits sont utilisés par énormément de gens. Et, par exemple, en France, on fait beaucoup de polyculture, don on utilise toute une gamme de produits simultanément.
Source : France Inter – 26 mars – 14H – La semaine sans pesticides – présentateur Mathieu VidardMichel Reynaud - Professeur de psychiatrie et d’addictologie
[25/03/2009] - Ils l'ont dit« Toute la question est de savoir si nous voulons une vie avec un risque zéro. Si les bénéfices d’une petite quantité de vin sur les maladies cardiovasculaires restent incertains alors que les risques de cancer sont plutôt établis, sa consommation a d’autres bienfaits. Elle permet notamment à l’homme de se sentir bien. Facilite sa vie sociale. En revanche, il est certain que des faibles doses d’alcool absorbées régulièrement sont plus dangereuses que des faibles doses de pesticides ou encore que les antennes- relais ».
Source : Le Figaro | Auteur : MPDe l’agrochimie à l’agro écologie
[24/03/2009] - Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnementRien ne va plus en matière de grande culture. Le productivisme et ses lois ont conduit à ce que les « spécialités phytosanitaires » soient aujourd’hui responsables de sérieux effets secondaires sur la santé humaine comme sur l’environnement. Il convient donc d’entrer dans une nouvelle logique de production, bien plus respectueuse de la planète et de ses habitants. Tel est le point de départ d’un ouvrage écrit par trois chercheurs, sous le titre : « Protection des cultures, de l’agrochimie à l’agro écologie ». Deux des auteurs, JP Deguine et D Russel sont entomologistes, le troisième, Pierre Ferron, ingénieur agronome, est un spécialiste de la lutte biologique contre les insectes ravageurs des cultures…. La bonne démarche voudrait que l’on commence par le retour à des techniques culturales ayant fait leurs preuves : maintien de la diversité biologique, rotation des cultures, choix des dates de semis permettant d’éviter les pics de pullulation des bio agresseurs… Ne rêvons pas concluent les auteurs. « La loi du profit immédiat a prévalu, comme dans bien d’autres domaines de l‘activité humaine, aux dépens d’une gestion raisonnée à long terme des ressources naturelles »… N’empêche, une voie est ouverte vers une agriculture « à haute valeur écologique », il serait fou de ne pas l’emprunter. Certes, et le livre ne le dit pas parce que ce n’est pas son objet, Monsanto et consorts sont en travers du chemin. Et ce ne sera pas une mince affaire de les écarter.
Source : La Marseillaise | Auteur : Alain FabreLe Luxembourg rejoint les pays ayant banni le maïs transgénique de Monsanto
[24/03/2009] - Sur les OGM"Le Grand- Duché franchit ainsi une nouvelle étape dans son approche dictée par les principes de précaution et de prévention et se joint à l'Autriche, à la Hongrie, à la Grèce et à la France, qui ont pris la même décision au cours des dernières années", explique le ministère dans un communiqué. L'arrêté signé par le ministre de la Santé, Mars Di Bartolomeo, qui prévoit "d'interdire provisoirement la mise en culture du MON810", est entré en vigueur ce mardi,date de sa publication au journal officiel luxembourgeois. La décision du Grand- Duché "est basée sur des faits nouveaux publiés en 2008 et 2009 ne permettant pas de conclure à une totale absence d'innocuité du MON810 et est motivée par des arguments scientifiques, écologiques et politiques", ajoute le ministère, qui souligne que 83% des Luxembourgeois interrogés dans un sondage s'étaient dit opposés aux OGM dans leurs assiettes. L'association de défense de l'environnement Greenpeace a "félicité le gouvernement luxembourgeois pour cette décision historique". "A un moment où la Commission européenne a proposé de lever les interdictions nationales sur le MON810 de la France et de la Grèce, la décision du Luxembourg est un signe politique fort", estime Greenpeace. Ce vote était une très bonne nouvelle pour la France et la Grèce: elles peuvent maintenant espérer que leurs interdictions de cultiver ce maïs, qui doivent être soumises prochainement au vote des pays de l'UE, seront maintenues.
Source : AFPPesticides : débat en terrain fertile
[23/03/2009] - Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnementLes pesticides font peur. Les associations de protection de l’environnement, ainsi que de nombreux documentaires, dénoncent régulièrement leur impact sur la santé humaine et leur responsabilité dans la disparition des abeilles, ces pollinisateurs auxquels on doit l’existence de 80% des végétaux. La semaine sans pesticides, qui se déroule jusqu’au 30 mars, est l’occasion de faire un point sur l’utilisation de ces produits, appelés phytosanitaires, et sur les risques éventuels pour notre santé… Une utilisation responsable et conforme au « mode d’emploi » de la part des agriculteurs devrait garantir le respect des limites de résidus autorisés pour les aliments. Mais l’effet du « cocktail » de ces molécules sur notre santé reste inconnu. Et : comme c’est souvent le cas, l’inconnu fait peur. Extraits d’interviews de JC. Bocquet et F. Veillerette dans « Ils l’ont dit ».
Source : Métro | Auteur : Nadia LoddoC’est la semaine sans pesticides
[23/03/2009] - Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Elise Lucet : « C’est la semaine sans pesticides qui débute aujourd’hui. Depuis plusieurs années maintenant, on découvre les effets nocifs de ces produits sur la nature et sur les hommes. Ca peut aller très loin, avec des risques de cancer ou de stérilité. La nouvelle réglementation européenne et le Grenelle de l’environnement éliminent les produits les plus nocifs mais ça n’est pas sans poser problème pour certaines cultures »
Journaliste : « … Aujourd’hui… L’Union européenne a décidé de supprimer une vingtaine de substances classées cancérigènes ou perturbant les hormones. L’Europe commence à faire le ménage. Sont concernés entre 10 et 20% des produits, selon l’industrie phytosanitaire qui voit déjà son chiffre d’affaires diminuer. »
Jean Charles Bocquet : « Les décisions d’investissement sur des laboratoires, sur des centres de recherche, voir sur des lieux de fabrication des usines, risquent d’être limitées et elles risquent de se faire dans d’autres régions d’Europe ou du monde. »
Journaliste « Certaines petites cultures comme l’artichaut ne rapportent pas assez à l’industrie des pesticides et pourrait donc disparaître. Dans les vergers, les producteurs de pommes ne sont pas rassurés non plus. Cette année, le seul produit qui permet de réguler le nombre de fruits sur l’arbre est retiré du marché. Le risque ne pas avoir de production l’an prochain. Ca risque de déséquilibrer le marché complètement, et surtout l’équilibre économique de notre entreprise, déclare un agriculteur »
François Veillerette – président du MDRGF
[23/03/2009] - Ils l'ont dit«Nous sommes condamnés à user du principe de précaution. Les effets potentiels du mélange des résidus de pesticides dans nos assiettes, ce qu’on appelle l’effet « cocktail », n’ont pas été testés. On peut ingérer des résidus de 20 substances différentes au cours d’un même repas. Ce qui nous fait dire qu’il faut avoir le moins de résidus possible, voire aucun, dans les produits agricoles. »
Source : MétroJean Charles Bocquet – Directeur Général UIPP
[23/03/2009] - Ils l'ont dit« Les limites maximales de résidus (LMR) sont déterminées pour chaque substance sur la base du régime alimentaire des Français. Ainsi, si pendant une journée, on mange des tomates, des pommes et des pommes de terre traitées avec une même substance phytosanitaire, la somme des résidus devrait rester en dessous de la dose journalière admissible. Depuis septembre 2008, les LMR sont définies au niveau européen. Le respect de ces limites est assuré par des contrôles réguliers, notamment effectués par la DGCCRF en France ».
Source : Métro