Revue de presse 
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Le Grenelle de l’environnement dans la tourmente
[31/03/2010] - Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnementAprès l’abandon de la taxe carbone, le retrait de la Fondation Nicolas Hulot fait vaciller l’édifice du Grenelle de l’environnement. C’est dorénavant l’un des acteurs majeurs qui sera absent de cette instance de concertation, le « Pacte écologique » défendu par Nicolas Hulot lors de la campagne présidentielle ayant été le socle fondateur du Grenelle… La mutation de l’agriculture et l’objectif de réduction de 50% des pesticides ont également été malmenés par le Président de la République. « S’il n’y a plus de volonté politique, les ambitions s’effondrent » redoute F. Veillerette à la tête du MDRGF, association de référence sur les pesticides.
Source : La Croix | Auteur : Marie VerdierPrès de 400 élus en rangs serrés autour de l’abeille menacée
[30/03/2010] - Sur les abeillesPrès de 400 élus, dont 186 parlementaires, ont signé mardi à l'Assemblée nationale une Charte de soutien aux abeilles et aux apiculteurs, par laquelle ils s'engagent à renoncer aux pesticides toxiques pour ces butineuses dans leurs collectivités."Après avoir survécu à tous les changements climatiques, les abeilles sont menacées en raison de mutations profondes de l'environnement dues notamment à des pratiques agricoles inadaptées et particulièrement l'emploi abusif de produits phytosanitaires", écrivent ces députés et sénateurs, auxquels se sont joints 200 élus d'Ile-de-France. Parmi eux, des Verts, tels le député Yves Cochet ou la sénatrice Marie-Christine Blandin, mais aussi des élus de toutes appartenances et régions comme Claude Bartolone de Seine-Saint-Denis, de Moselle, André Chassaigne du Puy-de-Dôme, François Grosdidier de Moselle et Martial Saddier, député de Haute-Savoie et auteur d'un rapport sur la filière apicole en 2008. Plusieurs députés de la majorité comme Patrick Balkany et Joëlle Ceccaldi-Raynaud (Hauts-de-Seine) font partie des signataires. Alarmés par le constat selon lequel, "en France, depuis 1995, près de 30 % des colonies d'abeilles disparaissent chaque année", ils s'engagent "à ne pas utiliser de produits phytosanitaires toxiques pour les abeilles dans les espaces verts des collectivités", à "ne pas favoriser la mise en culture de plantes OGM" et à soutenir une "agriculture respectueuse de l'environnement" Cette charte, symboliquement signée mardi à l'Assemblée nationale, est une initiative de l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) avec le MDRGF (Mouvement pour la défense et le respect des générations futures), la Ligue pour protection des oiseaux et Agir pour l'Environnement notamment. Avec l'appui des élus, en pleine année internationale de la Biodiversité, ces associations espèrent "remettre en question l'escalade chimique" qui menace, estiment-elles, l'ensemble des insectes pollinisateurs. Or, rappelle la Charte: "Plus de 80 % de notre environnement végétal est fécondé par les abeilles (et) près de 40 % de notre alimentation (fruits, légumes, oléagineux...) dépend exclusivement de l'action fécondatrice des abeilles".
Source : AFPJean Viard – directeur de recherche au CNRS
[30/03/2010] - Ils l'ont dit« La contractualisation ou les systèmes d’assurance que prône le gouvernement ne sont que des sparadraps sur une jambe de vache ! La France a besoin d’un nouveau grand pacte agricole avec ses agriculteurs, comme au XIXème siècle et sous de Gaulle. Malheureusement, personne n’a de vrai projet. Les écologistes ont un problème avec l’agriculture : ils ne la voient que « biologique » et basée sur des circuits courts. Ni la gauche ni la droite n’osent vraiment poser la question : veut-on faire une pacte pour une agriculture durable incluant l’alimentation, l’énergie et les matières premières ? Il faudra alors en préciser les objectifs, et dire combien cela va coûter.
Source : Aujourd’huiLa mystérieuse dépopulation des abeilles se poursuit aux Etats Unis
[29/03/2010] - Sur les abeilles
La soudaine dépopulation des abeilles domestiques observée pour la première fois aux Etats-Unis fin 2006 se poursuit, mobilisant chercheurs et apiculteurs pour percer ce mystère et préserver les récoltes qui dépendent de ces insectes pour leur pollinisation. Ces productions, surtout les fruits et certains légumes représentant des ventes de 15 milliards de dollars par an, comptent pour un tiers de l'alimentation humaine. Ce phénomène appelé "colony collapse disorder" ou CCD décrit la rapide disparition des ruches de millions d'abeilles adultes et s'est également produit ailleurs dans le monde, dont en Europe. Les scientifiques ont avancé différentes hypothèses -- virus, parasites, insecticides, malnutrition et autres facteurs environnementaux -- sans pouvoir encore déterminer une cause spécifique. Selon Jeff Pettis, responsable du laboratoire de recherche sur les abeilles le phénomène du CCD résulte probablement "d'une combinaison de facteurs" avec apparemment un rôle prépondérant des pesticides (insecticides, fongicides, et herbicides) dont l'usage s'est fortement accru ces dernières années."Amener ses abeilles dans des zones de cultures agricoles entraîne de plus grandes pertes et nous pensons que cela est lié aux pesticides", a expliqué David Mendes, notant que malheureusement "on ne dispose pas des données
(scientifiques) pour appuyer ces observations"."Le recours aux pesticides a fortement augmenté, rendant les activités d'apiculture plus difficiles", a dit cet apiculteur de Géorgie (sud). Cette observation est confortée par les résultats d'une recherche conduite dans 23 Etats américains et au Canada, récemment publiée dans la revue scientifique PLOS (Public Library of Science).Ces chercheurs ont découvert 121 différents pesticides dans 887 échantillons d'abeilles, de cire, de pollen et d'autres éléments de ruches. "La variété des éléments que nous voyons dans le pollen et les abeilles elles-mêmes est préoccupant", même si aucune des doses de ces produits chimiques n'est suffisante pour tuer ces insectes, a dit Jeff Pettis, co-auteur de cette recherche. "Ce n'est peut-être pas la seule cause (du CCD) mais c'est un facteur qui y contribue", a-t-il jugé. Selon lui, le phénomène global de déclin des populations d'abeilles domestiques et sauvages observé mondialement résulte "probablement de la destruction de l'habitat naturel et de l'expansion des zones agricoles".
Un collectif pour « sauver les abeilles » au siège de l’Afssa
[25/03/2010] - Sur les abeillesUne demi-douzaine de membres du Collectif "Sauvons les abeilles, sauvons les hommes" se sont rendu jeudi au siège de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) pour dénoncer le danger des pesticides. L'objectif de cette action était de "rappeler le danger de la plupart de pesticides, notamment l'insecticide Cruiser, pour les abeilles comme pour les agriculteurs", a expliqué à l'AFP Rémi Filliau, porte-parole de ce collectif nouvellement créé. "Nous voulons envoyer un message aux décideurs à l'occasion de la semaine sans pesticides", a-t-il ajouté, précisant avoir rencontré la directrice générale adjointe de l'Afssa, Valérie Baduel. Apiculteurs et associations de défense de l'environnement estiment que les pesticides sont en grande partie responsables de la surmortalité des abeilles. Soulignant que le taux de surmortalité de 30 à 35 % des abeilles, du à une multiplicité de causes, n'était "plus contestable", un rapport parlementaire avait préconisé fin 2008 le renforcement urgent de la filière apicole.
Source : AFPDr Jean Paul Dupupet – MSA
[25/03/2010] - Ils l'ont dit« Dans les maladies chroniques reconnues en maladies professionnelles liées aux pesticides, il y a la maladie de Parkinson et 5 types de cancers : le foie, le cerveau, le sang, le poumon et le pancréas. Des experts ont déterminé un lien direct et essentiel ».
Source : TF1 – JT 20 HeuresJean Charles Bocquet – Directeur Général de l’UIPP
[25/03/2010] - Ils l'ont dit« Les produits phytosanitaires ne sont pas anodins, ils sont fait pour éliminer des mauvaises herbes, des maladies, des insectes … Ces produits sont évalués et autorisés avec des conditions d’emploi bien précises, si elles sont bien respectées, il n’y a pas de problème pour la santé du consommateur ou de l’utilisateur ».
Source : TF1 – JT 20 HeuresDes agriculteurs malades des pesticides
[24/03/2010] - Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement« C’est un scandale équivalent à celui de l’amiante. » A 55 ans, Gilbert Vendé veut sortir du silence. Atteint de la maladie de Parkinson, il a décidé de témoigner à l’occasion de la Semaine pour les alternatives aux pesticides sur son combat pour obtenir la reconnaissance de sa maladie, comme étant d’origine professionnelle… « On ne veut pas, en France, admettre que les pesticides rendent malades. » La MSA fait ce qu’elle peut : « En 2002, nous avons obtenu l’interdiction de l’arsenic de soude, un cancérigène avéré utilisé en viticulture, souligne le Dr Jean Luc Dupupet, spécialiste des pesticides. La MSA dirige d’ailleurs depuis 2005 une grande étude sur le cancer, dont les premiers résultats seront connus d’ici à la fin de l’année. Car si les agriculteurs ont globalement moins de cancers que le reste de la population, ils ont plus de cancers du sang, de la peau ou de l’estomac. L’étude devra dire si l’exposition aux pesticides est en cause.
Source : 20 minutes | Auteur : Charlotte MannevyTerrenales. L’agriculture écologiquement intensive à découvrir fin mai près d’Angers
[24/03/2010] - Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnementPas plus provocatrice que contradictoire « l’agriculture écologiquement intensive » sort progressivement des amphithéâtres pour coller au terrain. Poussé en France par d’éminents spécialistes, dont l’ingénieur agronome Michel Griffon, le concept prend toute son importance dans un contexte mêlant crise agricole, réchauffement climatique, besoins alimentaires et énergétiques croissants… Ce rendez-vous, « Les Terrenales », offrira aux professionnels « un autre modèle agricole », alternative au tout chimique, au tout fossile.
Source : Le Courrier de l’OuestPr Charles Sultan - endocrinologie pédiatrique – CHU de Montpellier
[24/03/2010] - Ils l'ont dit« On apparaît sur terre déjà contaminé parce qu’au travers du placenta le fœtus a reçu tout ce que sa mère a mangé, bu ou avalé de produits chimiques».
Source : France Bleu HéraultClaude Cochonneau – vice président de la FNSEA
[24/03/2010] - Ils l'ont dit« Dans une Europe qui n’a cessé de s’élargir de réformes en réformes, la PAC s’est transformée sans jamais faire le bilan de ces mêmes réformes. La PAC doit pourtant répondre aux nouveaux enjeux : produire plus et mieux. Cet objectif se doit d’être conduit dans une politique liant le respect du consommateur et celui du producteur. Les agriculteurs sont européens. C’est une histoire commune et passionnante. Mais l’Europe doit apporter des solutions et non des distorsions. Distorsions, contraintes, taxes, libéralisation : autant de mots qui ne peuvent soigner nos vrais maux. Il faut peut-être inventer un nouveau concept, le B A B, le « Bonheur agricole brut », pour remplacer les PIB et autres sigles. Il est temps que le bonheur revienne dans le pré ! Nous avons, ensemble, l’impérative obligation de trouver de nouveaux chemins vers l’espoir. »
Source : LibérationJosé Bové – Syndicaliste Confédération paysanne, Député européen Europe Ecologie
[24/03/2010] - Ils l'ont dit« Seuls des prix couvrant leurs vrais coûts de production, et offrant des revenus corrects permettront aux paysans, au Sud comme au Nord, d’investir dans une agriculture moderne, dégagée de sa dépendance vis-à-vis des énergies fossiles et des pesticides, et de nourrir les 9 milliards de personnes qui vivront sur notre terre en 2050. L’agriculture industrielle et polluante survit grâce à la captation des fonds publics qui donnent l’illusion qu’elle est rentable. Démolissons ce mythe ! Changeons l’orientation des aides entre pays et entre paysans pour faire enfin décoller une agriculture biologique, qui ne pollue pas les eaux, qui ne détruit pas les sols, qui ne génère pas de cancers, qui crée des emplois, une agriculture qui s’avère être moins coûteuse pour tous ».
Source : LibérationJournée mondiale de l’eau – 98% de la population française est desservie par le réseau public d’eau potable
[22/03/2010] - Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnementL’eau, symbole fort de vie, est au cœur des préoccupations internationales. 1,1 milliard d’êtres humains n’ont pas accès à l’eau potable et 2,6 milliards ne disposent pas d’assainissement. La pollution des eaux est souvent pointée du doigt en France. Pour Jean-François Donzier, directeur général de l’OIE (Office international de l’eau) : « Nous devons progresser sur les pollutions agricoles les pesticides et les fertilisants- qui contaminent surtout les nappes souterraines, sans pou autant jeter la pierre aux agriculteurs qui sont dépendants d’un modèle productiviste établi dans les années 1950-1960. La diminution des pesticides supposerait notamment une réorientation de la PAC. Aujourd’hui, l’usage de certaines molécules est interdit par le ministère de l’Agriculture. Les agriculteurs sont aussi formés à un meilleur dosage des traitements. Nous développons également une politique de protection des points d’eau… L’usage des pesticides reste toutefois essentiel pour obtenir de bons rendements. Une interdiction totale est donc impossible à ce jour. »
Source : Direct SoirLes pesticides n’ont pas fini de nous polluer
[19/03/2010] - Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnementLe gouvernement s’était engagé à réduire les pesticides de façon drastique. Un objectif jugé impossible à tenir ; « Une réduction moyenne de 30% est possible mais pas dans toutes les filières, explique JP Butault, directeur de recherche à l’Inra. Ce sera notamment difficile pour la vigne et les arbres fruitiers car les méthodes alternatives aux pesticides n’existent pas vraiment ». Quant à réduire de moitié les pulvérisations chimiques en une décennie, l’Inra juge l’objectif « ardu ». Pour Pascal Ferrey, vice-président de la FNSEA, diviser par deux l’utilisation de pesticides d’ici 2018, « C’est techniquement mission impossible ! A moins que la recherche en biotechnologie vienne à notre secours, il n’y a pas d’autre alternative aujourd’hui pour certaines maladies que d’utiliser des produits phytosanitaires. En 2007, l’année a été très humide et la maladie du mildiou a attaqué tous les champs de pommes de terre. Il n’y aurait pas eu cette année là un kilo de patates commercialisables en France si l’on n’avait pas utilisé de pesticides ».
Source : Aujourd’hui | Auteur : Frédéric MouchonTrop de pesticides dans l’assiette, au champ et au jardin
[19/03/2010] - Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnementGrandes cultures mais aussi espaces verts, bordures de routes ou jardins : la « semaine sans pesticides » veut mettre en lumière les alternatives aux produits chimiques à travers la France du 20 au 30 mars. « Ce n’est pas un fantasme ou un vœux pieux : il y a un véritable foisonnement. Partout, des gens démontrent qu’il est possible de diminuer fortement leur utilisation, voire de s’en passer complètement », explique F. Veillerette, président du MDRGF, à l’origine de cette initiative. Lancée en 2006 en France, premier utilisateur de pesticides en Europe, par le réseau Acap, cette semaine d’action compte près de 600 événements dans l’hexagone, et quelques uns dans d’autres pays européens.
Source : AFP | Auteur : Jérôme Cartillier