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Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

Feu vert controversé de Berlin à un essai de culture de pomme de terre OGM

[30/04/2009] - Sur les OGM

Le gouvernement allemand a autorisé un essai de culture en plein champ de la pomme de terre génétiquement modifiée Amflora, conçue par le groupe de chimie BASF. Le ministère de l’agriculture juge que cette pomme de terre ne présente « pas de danger pour la santé ni pour l’environnement ». L’Amflora est renforcée en amylopectine, un composant de l’amidon utilisé pour fabriquer des textiles, du béton ou du papier. Le groupe allemand attend toujours une autorisation européenne pour cette pomme de terre et accuse Bruxelles de bloquer la procédure pour des raisons « politiques ». BASF a saisi la Cour européenne de justice à ce sujet. Le feu vert donné par Berlin a été critiqué par les écologistes, qui mettent en avant l’éventuel problème de santé publique lié à la résistance de ce tubercule OGM face aux antibiotiques.

Source : Le Monde

Pour les OGM, il faut d’abord évaluer clairement les incertitudes

[29/04/2009] - Sur les OGM

Le citoyen est en droit d’attendre un discours cohérent, même semé d’interrogations, de la part de la communauté scientifique. Certaines études démontrant un effet adverse des OGM ne sont pas non plus irréprochables et les médias ne doivent pas écarter les insuffisances méthodologiques des études qu’on leur soumet au risque de désinformer l’opinion publique. On a ainsi pu lire que, d’après une étude autrichienne, « les souris nourries au maïs MON80-NK603 se reproduisent moins bien que les autres ». Or cette étude présente une méthodologie défaillante. Des erreurs de calcul sont à l’origine de ce résultat inquiétant… Lorsqu’ un quotidien titre que « le maïs OGM est sans danger pour l’homme », c’est un raccourci qui donne une vision déformée des connaissances scientifiques actuelles sur le sujet. La présentation des conclusions du CPHA a fait l’objet du même travers. Alors que l’avis rédigé et diffusé à la presse en janvier 2008 parlait d’ « interrogations », seuls les « doutes sérieux » s’étalaient dans les journaux, au détriment des réels débats sur le fond.

Source : Les Echos | Auteur : Marc Lavielle

Norman Borlaug, l’artisan de la « révolution verte »

[28/04/2009] - Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

En sélectionnant et croisant des variétés de blé japonaises et mexicaines, l’agronome américain Norman Borlaug, né en 1914, a découvert de nouvelles variétés à haut rendement et résistantes aux maladies. Il a ainsi montré que la recherche agronomique pouvait déboucher sur des inventions et des techniques de production agricole adaptées au tiers-monde. Associées à l’utilisation d’engrais, de l’irrigation et de la mécanisation, ces nouvelles variétés ont contribué significativement à la lutte contre la pauvreté et la malnutrition… Les principes mêmes de cette « révolution verte » suscitent aujourd’hui d’importants débats. Les problèmes environnementaux liés à l’agriculture intensive sont réels et préoccupants. Mais le développement durable ne consiste pas à refuser a priori le progrès technique en raison des problèmes potentiels qu’il est susceptible de créer. Il repose sur d’inévitables compromis à trouver entre les besoins des populations et l’impératif de préserver la nature et l’environnement. M. Borlaug a imaginé par exemple ce qui se serait passé sans la « révolution verte » : si les rendements céréaliers avaient été équivalents en 2000 à ce qu’ils étaient en 1950, il aurait fallu, pour faire face à la croissance démographique, cultiver près de 2 milliards d’ha supplémentaires et de terres de qualité équivalente, c’est-à-dire tripler les surfaces utilisées. Or le monde ne dispose pas d’un tel excédent de terres arables.

Source : Le Monde Economie | Auteur : Pierre Jacquet

La France pousse l’Europe à améliorer l’expertise sur les OGM

[24/04/2009] - Sur les OGM

Prévu par la loi du 25 juin 2008 relative aux OGM et conforme aux recommandations du Grenelle de l’environnement, le Haut Conseil des biotechnologies avancera sur deux jambes. D’un côté, un comité scientifique de 34 membres représentant un très large spectre de disciplines relevant non seulement de la biologie, de la santé ou de l’environnement, mais aussi des sciences humaines et sociales. De l’autre côté, un comité économique, éthique et social de 26 membres portera la voix de la société civile. Y figurent notamment des associations de protection de l’environnement et de consommateurs, ainsi que des organisations professionnelles agricoles et industrielles. Cet attelage entre scientifiques et milieux socio-économiques est jugé « très novateur » par Catherine Bréchignac, présidente du CNRS qui prend pour cinq ans les rênes du Haut Conseil. «J’aborde cette mission en citoyenne, déclare-t-elle. Les scientifiques posent des questions et, s’ils ne connaissent pas la réponse, cherchent. Mais l’acceptabilité par la société est essentielle et elle passe par la discussion. »

Source : Le Monde | Auteur : Pierre Le Hir

Sébastien Godinot – Les Amis de la Terre

[23/04/2009] - Ils l'ont dit

« Les citoyens et les chercheurs ont compris que les OGM n’ont aucun intérêt sinon pour les finances d’une poignée de multinationales. Nous sommes à l’aube d’une rupture culturelle, qui remet en question la foi dans le mythe technologique»

Source : Challenges

Eric Rey – fondateur d’Arcadia Biosciences

[23/04/2009] - Ils l'ont dit

« Il y a des tabou sur les OGM comme il y a eu des tabous sur premières dissections. Mais ils sont indispensables : le nombre d’ha cultivables par personne a été divisé par deux entre 1960 et 2000. Il faudra bien trouver des ressources agricoles pour nourrir tout le monde. »

Source : Challenges

Les parlementaires mettent les pesticides en examen

[21/04/2009] - Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

Quels sont les effets des pesticides sur la santé humaine ? Voilà un sujet qui sent la poudre. C’est le thème retenu par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Ppecst). Jean Claude Etienne, sénateur de la Marne, médecin et rapporteur du projet, souhaite sortir de la logique qui fait de la France « la championne de la décision politique intuitive ». En d’autres termes : il faut réunir des faits établis scientifiquement, et rien d’autre. « Ce sont les rapports les plus alarmistes qui recueillent le plus d’écho. Mais ce n’est pas toujours la vérité scientifique qui l’emporte, car elle est perturbée par l’émotion »… Selon Florence Coignard, chercheur à l’Institut national de veille sanitaire (InVS), il n’est pas possible de mettre en évidence un sur- risque sanitaire lié aux pesticides, sauf pour certaines populations agricoles surexposées. Plusieurs associations militant pour une réglementation très stricte de l’usage des phytosanitaires ont pris les devants en faisant savoir que « pas de démonstration du risque ne voulait pas dire pas de risque ».

Source : Les Echos | Auteur : Alain Perez

Le Brésil devient le premier "consommateur" de pesticides du monde

[21/04/2009] - Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

Devant les Etats-Unis, selon l’Association brésilienne de l’industrie chimique (Anvisa). Le marché des pesticides est estimé à 6,9 milliards de dollars (5,3 milliards d’euros). L’étude de l’Anvisa montre également que des pesticides interdits dans certains pays continuent à être utilisés couramment au Brésil.

Source : Le Monde

Michel Barnier

[21/04/2009] - Ils l'ont dit

« « Au moins l’agriculture a été placée en tête des priorités au G8. Aux chefs d’Etat et de gouvernement de remettre de l’argent dans l’investissement agricole… On ne peut pas se limiter à parler d’agriculture et d’alimentation seulement au sein de l’OMC. Si le commerce suffisait à supprimer la faim en Afrique, cela se saurait »

Source : Le Figaro économie

Le Blog de Malakine

[20/04/2009] - Ils l'ont dit

« L’écologie radicale va se nourrir de la crise avec une jubilation masochiste et la nourrir en retour en ajoutant la décroissance à la dépression. Elle risque fort d’être aux années 2010, ce que le fascisme a été aux années 30. Les idéologies totalitaires naissent toujours de bons sentiments et d’une certaine conception du bien, du pur et du juste. Le consensus qui règne aujourd’hui sur les enjeux écologiques risque fort de faire de l’écologie une nouvelle « peste verte ». Méfiance…».

Source : Marianne2.fr

Daniel Cluzeau – Chercheur au CNRS (spécialiste des vers de terre)

[17/04/2009] - Ils l'ont dit

« C’est important d’alerter, mais il ne faut pas dramatiser : les sols ne sont pas morts, ils vont même beaucoup mieux qu’il y a dix ans. On le voit en Bretagne où la pollution par les nitrates a sensiblement diminué. On n’a pas encore trouvé de solution contre l’azote, mais on a trouvé contre l’empoisonnement des eaux par les produits phytosanitaire. En dix ans, on est passé de taux de pesticides de l’ordre de 8mg à moins de 0,5… En fait, peut être que notre plus gros problème aujourd’hui c’est la disparition des terres au profit d’infrastructures urbaines. Sachant qu’un hectare de bio va produire 40% de moins qu’un hectare conventionnel et qu’en dix ans on a perdu 3% de notre surface agricole utile, comment nourrir l’humanité ? »

Source : Le Monde 2 | Auteur : Laurent Carpentier

Soyez écolo avec votre bébé… Des petits pots bio tu choisiras

[16/04/2009] - Sur l'agriculture biologique

C’est souvent avec l’arrivée d’un premier enfant que les parents se convertissent aux courgettes bio. En 2008, selon le dernier baromètre de l’Agence bio, les petits pots bio pour bébés ont attiré 17% de nouveaux consommateurs en 2008 (et 26% en 2007). Pourquoi ? Parce que les enfants sont plus vulnérables aux pesticides qui nous entourent (52,1% des fruits et légumes que nous mangeons en contiennent) et parce qu’ils en mangent proportionnellement beaucoup plus que nous (par kilo, un bébé mange 3 à 4 fois plus de nourriture qu’un adulte). Pour les reconnaître, fiez-vous au label AB. Le seul hic, leur prix : 25% en moyenne plus cher que les autres.

Source : La Vie | Auteur : Hélène Vibert

L’Allemagne interdit le maïs transgénique MON810

[16/04/2009] - Sur les OGM

« Ce n’est pas une décision politique. Nous avons mené une étude rigoureuse pour peser le pour et le contre », a assuré Mme Aigner, ministre allemande de l’Agriculture. Deux nouvelles études scientifiques montrant un impact négatif de cet OGM sur les insectes « non cibles » comme les coccinelles et certains papillons. Sauf que, d’après nos informations, les études en question ne sont ni « nouvelles » ni forcément pertinentes. En particulier, les coccinelles sont des coléoptères, une famille d’insectes insensibles à la toxine Bt sécrétée par le MON810. Les autorités allemandes citent également des expériences anciennes menées sur des chenilles du papillon monarque exclusivement nourries avec des feuilles couvertes de pollen de maïs Bt. Sauf que, dans les conditions naturelles, les larves de ce papillon nord-américain, qui se nourrissent d’une sorte de laiteron sauvage, ne sont pratiquement jamais en contact avec le maïs… Il est dès lors, permis de s’interroger, la décision de l’Allemagne ne serait-elle pas motivée par des considérations d’ordre politique plutôt que scientifique ? « Le même scénario s’est produit en France l’an passé avec le rapport Le Maho, constate le sénateur UMP Jean Bizet, spécialiste des biotechnologies. Sans parler de l’Autriche, qui s’est appuyée sur une étude sur la reproduction des souris qui vient d’être totalement invalidée. »

Source : Le Figaro | Auteur : Marc Mennessier

Des viticulteurs désespérés

[15/04/2009] - Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

« C’est un champignon comme le mildiou, présent sur le vignoble depuis toujours. Il est véhiculé dans l’air et ses spores pénètrent dans le bois par les plaies des tailles. Pour enrayer la propagation de la maladie, il suffisait de pulvériser de l’arsénite de soude sur le pied, pendant l’hiver et après la taille. Un seul traitement était nécessaire et suffisant, explique Alain Lalanne, président de la section viticole de la fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) du Gers, jusqu’à ce jour, l’arsénite de soude est le seul remède efficace contre cette maladie. En l’an 2000, le ministère de l‘Agriculture a décidé d’arrêter sa commercialisation. « Il s’est basé sur le rapport d’un médecin de l’Aveyron qui a contrôlé 35 viticulteurs de l’Hérault dont les salariés utilisaient de l’arsénite de soude. Il a décrété une nuisance toxique cancérigène. » Alain Lalanne conteste cette étude et déplore qu’on ne leur ait proposé aucune autre solution de rechange… 40% de vignes sont mortes, on a perdu, pour la récolte 2008, 12 millions de bouteilles… Il ne faut pas espérer trouver un remède avant 10 ans ».

Source : France Soir | Auteur : GB. D

La France inquiète des conséquences des pesticides sur la santé

[14/04/2009] - Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

Souvent placés par l’opinion publique sur le banc des accusés, les fabricants de pesticides aimeraient au moins que le doute leur profite. « Les études de suivi épidémiologique de nos produits nous permettent d’être raisonnablement sereins », rapporte JC Bocquet – directeur général de l’UIPP. « Il n’en ressort pas de lien avéré entre l’exposition et l’apparition de certaines maladies comme le cancer. ». Pas étonnant, selon lui, car les industriels mettent le prix pour réduire au minimum les risques pour la santé humaine : « 8 à 12% du chiffre d’affaires de nos entreprises est investi en recherche et développement de solutions nouvelles, ce qui représente 200 ME d’investissement pour chaque produit avant sa mise sur le marché » détaille JC Bocquet. Une fois leurs produits élaborés – en général après 10 ans de recherche – les industriels doivent s’armer de patience : le long processus d’autorisation de mise sur le marché, réglementé jusqu’ici par une directive européenne de 1991 (91/414/CE), se solde par la validation d’une seule molécule sur 150 000 candidates selon l’UIPP. Un processus qui devrait être durci dès la mise en application du « paquet pesticides ».

Source : Panorama du Médecin | Auteur : Pamela Messi

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