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Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

Comment réduire l’impact sanitaire des pesticides

[29/04/2010] - Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

Premier constat du rapport « Pesticides et santé » du député Claude Gatignol et du sénateur Jean Claude Etienne, remis à l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) : l’agriculture est, contrairement à une idée très répandue de plus en plus économe en pesticides. En dix ans, le tonnage de matières actives consommées en France a chuté d’un tiers, passant de 120 000 tonnes en 1999 à un peu moins de 80 000 tonnes en 2008. Le tout essentiellement grâce à la pratique de l’agriculture raisonnée et à l’utilisation d’outils d’aide à la décision de plus en plus sophistiqués. Malgré ces résultats appréciables, il est souligné que « des progrès doivent encore être faits ». La présence de résidus de pesticides dans les sols, l’air, l’eau et l’alimentation, quoiqu’à très faible dose, incite à la vigilance. .. Il est surprenant de constater que « le dosage des pesticides dans l’urine des applicateurs démontre contre toute attente que l’exposition aux pesticides ne dépend pas de la quantité de pesticides utilisée ou de la surface traitée mais de la méthode d’application et du niveau de protection de l’applicateur ». Il est recommandé « d’inciter les agriculteurs à employer » les équipements de protection adéquats. Réduire plus encore le recours aux pesticides est sans conteste le plus sûr moyen de limiter les risques d’exposition. Mais à l’agriculture biologique, qui utilise elle aussi des produits dangereux pour la santé (comme la roténone) ou l’environnement (comme le sulfate de cuivre) et qui n’est pas en mesure de répondre aux défis alimentaires du futur, les deux parlementaires préfèrent l’agriculture raisonnée, plus économe en engrais et en pesticides que l’agriculture conventionnelle.

Source : Le Figaro – 29 avril – Marc Mennessier | Auteur : Marc Mennessier

Haute Garonne : amendes confirmées en appel contre des vendeurs de pesticides

[28/04/2010] - Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

Les amendes de 500 à 5.000 euros contre une quinzaine de vendeurs de pesticides agricoles considérés toxiques, opérant dans le sud-ouest de la France, ont été confirmées mercredi par la cour d'appel de Toulouse. Les prévenus, pour la plupart responsables de sociétés de vente dans une quinzaine de départements, avaient déjà été condamnés fin 2008 par le tribunal correctionnel de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) pour mise en vente de produits toxiques pour la santé, de défaut d'agrément pour la vente de pesticides, ou de défaut d'autorisation de mise sur le marché. "Il s'agit d'une nouvelle victoire pour le syndicalisme apicole dans son combat contre l'usage immodéré et mal contrôlé des pesticides sur le territoire français", a considéré l'Union nationale de l'apiculture française (UNAF) qui qualifie ces revendeurs de "trafiquants d'agrochimie". Une quinzaine de personnes et organisations, telles que l'UNAF, France nature environnement (FNE) ou l'UFC Que-choisir, s'étaient constituées parties civiles. Elles recevront de 500 à 1.000 euros de dommages et intérêts.

Source : AFP

Paul François

[28/04/2010] - Ils l'ont dit

« Si tout le monde passait au bio, on aurait un problème d’approvisionnement en France. Mais si les exploitations baissaient de 30 à 40% l’utilisation de produits phytosanitaires – nous sommes l’exemple vivant que ça fonctionne – ce serait déjà un grand pas ».

Source : Sud Ouest

La chasse aux pesticides bientôt ouverte

[27/04/2010] - Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

Le plan pour réduire de moitié leur utilisation entre bientôt dans sa phase concrète avec les comités régionaux. Or tout l’enjeu d’Ecophyto 2018 est de réduire l’emploi des pesticides tout en préservant la compétitivité et la performance économique de l’agriculture française. Philippe Reulet, expert pesticides, eau et environnement à la Draaf Aquitaine et auprès de la DGAL, ministère de l ‘Agriculture), est de ceux qui préparent la mise en place du Comité régional d’orientation et de suivi Alternatives et impasses. « On ne part pas de rien », explique-t-il. Sur la vigne, par exemple, il observe que l’on a « bien progressé » dans la réduction des herbicides en développant « l’enherbement entre les rangs en attendant de passer à l’enherbement sur rang ». Reste le mildiou et l’oïdium. Pour Daniel Sauvaitre, président de la Section nationale pomme poire : « Ecophyto a une approche trop bureaucratique et pas assez innovante. Pour que l’on reste compétitif, il faut que le système nous apporte des innovations. Or, sur le terrain, la machine à innover ne nous paraît pas au mieux de sa forme ».

Source : Sud Ouest

Les producteurs de blé et de maïs fauchés par la crise

[27/04/2010] - Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

Les céréaliers et autres producteurs de grandes cultures manifestent à Paris pour dénoncer la baisse de leur revenu. En 2009, celui-ci aura chuté de 51%, en même temps que le cours du blé s’effondrait de 24%. Alors que le ministre de l’Agriculture réunit un comité de suivi des céréales promis en février dernier, les FRSEA exigent une baisse des charges fiscales et un allégement de leurs cotisations sociales. Les contraintes environnementales – réduction des pesticides, couverture hivernale des sols – sont elles aussi dans leur ligne de mire, elles sont jugées trop lourdes à assumer et néfastes à leur compétitivité sur le marché mondial.

Source : L’Humanité – 27 avril – | Auteur : Marie–Noëlle Bertrand

Le Haut Conseil des biotechnologies juge acceptable un maïs OGM de Syngenta

[27/04/2010] - Sur les OGM

La mise en culture du maïs génétiquement modifié Bt11 est « acceptable », si elle s’accompagne de plans de surveillance appropriés, a estimé le comité scientifique du Haut Conseil des biotechnologies (HCB). Le comité scientifique recommande en particulier la mise en place de plans de surveillance post-commercialisation pour surveiller d’éventuels « effets inattendus » sur l’environnement comme sur la santé et l’éventuelle résistance des insectes ciblés.

Source : Les Echos

Greenpeace en campagne contre Barroso, apprenti « marmiton »

[20/04/2010] - Sur les OGM

Greenpeace dénonce l’autorisation récente de la culture de la pomme de terre transgénique Amflora de BASF. « Mais cette pomme de terre n’est pas destinée à la consommation humaine, seulement à l’industrie » a affirmé le porte parole de la commission européenne. « La Commission travaille sur des bases scientifiques approuvées par des autorités très sérieuses », a-t-il ajouté. Greenpeace appelle à un moratoire sur l’autorisation des cultures génétiquement modifiées jusqu’à ce que le système actuel soit considérablement renforcé comme l’ont demandé les Etats de l’UE en décembre 2008. L’organisation va distribuer le livre de cuisine OGM annoncé sur les affiches de sa campagne « la malbouffe remplace la bonne nourriture » afin de « monter d’un cran l’opposition à ces mauvais ingrédients peu respectueux de l’environnement ».

Source : AFP

Un papillon menace les tomates

[19/04/2010] - Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

Un nouvel insecte, un papillon d’Amérique du Sud, ravage les récoltes de tomates du sud de la France. Une véritable invasion : « Les larves font des galeries dans les feuilles et s’en nourrissent en restant à l’intérieur, ce qui peut les protéger des traitements chimiques ou biologiques. Et elles peuvent percer jusqu’à quatre fruits, alors qu’habituellement ce type d’insectes ne s’attaque qu’à un seul ». Une fois envahis, les plants s’épuisent avant de mourir, tandis que les fruits nécrosés ou troués deviennent invendables. Son potentiel de nuisance, jugé explosif » en fait l’un des ravageurs agricoles actuellement les plus étudiés par les firmes d’insecticides chimiques et biologiques.

Source : Aujourd’hui | Auteur : M.G.

Le robinet gagne sur la bouteille

[16/04/2010] - Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

Beaucoup moins chère et écologique, l’eau du robinet gagne peu à peu le match contre l’eau en bouteille. Mais la qualité sanitaire n’est pas partout stable. La réglementation est issue d’une directive européenne et s’applique de la même façon aux deux types d’eau. Selon les régions et les risque identifiés, 60 à … 500 paramètres sont contrôlés, dont la présence de résidus microbiologiques et de certaines substances physico-chimiques (pesticides, nitrates). Reste que la réglementation actuelle ne prend pas en compte d’autres composés chimiques dits « émergents ». Nouveau cheval de bataille : les résidus médicamenteux, dont les fameux œstrogènes soupçonnés de conduire à des risques d’infertilité. Et sur ce point, aucune eau n’est à l’abri. « Si les eaux profondes sont plus épargnées que les eaux de surface, un jour ou l’autre elles seront contaminées »,explique le toxicologue JF Narbonne. Le réseau environnement santé est déjà sur le qui-vive : « La situation sanitaire actuelle se caractérise par une épidémie de maladies chroniques, comme les cancers. On sous-estime énormément la pollution chimique », s’alarme A. Cicollela, spécialiste de l’évaluation des risques sanitaires. Alarmisme exagéré ? Selon le Pr Narbonne : « Il faut vraiment faire la différence entre un risque possible et un danger. Des tests cellulaires extrêmement sensibles ont été effectués sur les eaux en bouteille et celles issues du robinet, afin d’évaluer le risque lié à l’effet cocktail de ces substances sur l’homme. Il n’y a pas de réponse aujourd’hui, ce qui signifie que le cocktail ne fait pas répondre les tests les plus sensibles ».

Source : France Soir | Auteur : Aurélie de Varax

Pubertés précoces : la piste controversée des polluants

[14/04/2010] - Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

Lors d’un colloque organisé sur les perturbateurs endocriniens, des chercheurs français ont fait part de leur perplexité. Ces molécules sont omniprésentes dans l’environnement (pesticides), mais aussi dans de nombreux produits que nous utilisons dans la vie de tous les jours. Les indices existent mais ils ne sont pas encore suffisants aux yeux des chercheurs pour établir un lien de cause à effet. Les chercheurs ont découvert au cours d’expériences sur les rats, que les réactions aux perturbateurs endocriniens peuvent varier d’un individu à l’autre, comme le souligne Jacques Auger, du Centre d’études et de conservation des œufs et du sperme (Cecos) de l’hôpital Cochin. « Il y a des signes d’alarme au point de vue écologique, c’est vrai, mais il faut donner du temps au temps », demande Bernard Jégou, ancien directeur scientifique du PNRPE. Il rappelle que l’Inserm s’est autosaisi de l’étude de l’impact du chlordécone sur les populations en Martinique et en Guadeloupe. Les premiers résultats devraient bientôt être publiés. Charles Sultan, du CHU de Montpellier, estime que cette étude donne des arguments pour « proposer une réduction sinon une interdiction des polluants en général et des pesticides en particulier dont l’incidence sur l’équilibre endocrinien reste a priori préoccupant ». Pour Jean Paul Bourguignon, pédiatre endocrinologue de l’université de Liège « beaucoup d’autres facteurs sont à prendre en compte comme l’alimentation ou le stress de la mère durant la grossesse.

Source : Le Figaro | Auteur : Yves Miserey

Marc Dufumier - agronome

[14/04/2010] - Ils l'ont dit

« On accuse les agriculteurs au lieu d’incriminer le système qui les a poussés à spécialiser exagérément leur agriculture et à la standardiser. Les agriculteurs disent : on a fait ce que les clients nous demandaient ; et les clients répondent : ce n’est pas ce qu’on a demandé. Cela vient du fait qu’entre eux, deux intermédiaires dominants : l’agro-industrie et la grande distribution, ont imposé des produits standards.

Source : Télérama

Tremblements de taire

[13/04/2010] - Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

La maladie de Parkinson fait l’objet d’un livre blanc, à l’occasion des premiers états généraux. Bizarrement, la maladie frappe avec de grandes disparités géographiques. Selon une étude de l’assurance maladie, la prévalence est beaucoup plus élevée dans les départements du Rhône, des Bouches du Rhône et à Paris. On évoque aussi l’usage des pesticides, car les zones à forte ruralité comme la Haute Vienne, l’Yonne, les Ardennes ou la Somme, sont, elles aussi, fortement touchées. Lors de ces états généraux, un plan en quatre points a été élaboré : sortir la maladie de l’ombre, d’abord. Puis « soigner efficacement et mettre fin aux inégalités par la coordination des soins sur l’ensemble du territoire ». Et enfin, développer la recherche qui piétine, faute d’intérêts des pouvoirs publics.

Source : Libération | Auteur : Eric Favereau

Grenelle de l’environnement : les députés rabotent le texte

[09/04/2010] - Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

Le volet qui devrait provoquer le plus la colère des associations de défense de l’environnement est l’agriculture. Les députés ont prévu que tout retrait du marché d’un pesticide ne pourra se faire qu’après examen de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments, dont la vocation n’est pas de veiller à la protection de l’environnement. L’obligation de formation des utilisateurs de produits phytosanitaires a été assouplie afin de permettre aux agriculteurs proches de la retraite de ne pas y être soumis.

Source : Les Echos | Auteur : Julie Chauveau

Vignes transgéniques à Colmar : l’Inra veut relancer l’expérimentation

[09/04/2010] - Sur les OGM

La première expérimentation, lancée en 2005, avait officiellement pris fin en décembre 2009 et l'Inra avait déposé un dossier de demande de prolongation, a indiqué à l'AFP Jean Masson, directeur de l'antenne colmarienne de l'Inra. Le 4 avril, le Haut conseil des biotechnologies, instance créée à l'issue du Grenelle de l'environnement, a rendu un avis favorable, a-t-il ajouté. Selon la procédure, après le feu vert du Haut Conseil, le public est appelé à s'exprimer jusqu'à fin avril sur cet essai via internet (www.ogm.gouv.fr). Il reviendra ensuite au ministre de l'Agriculture de donner son autorisation après accord du ministre chargé de l'Ecologie. L'expérimentation colmarienne, qui associe chercheurs, vignerons, syndicats agricoles, enseignants, élus et associations, regroupe 70 plants ceps de vigne transgéniques porteurs de greffe Il vise à rendre les porte-greffes résistant au court-noué, une maladie virale présente dans la quasi-totalité des régions viticoles du monde où elle provoque la mort des vignes et rend les terres impropres à la viticulture. Aucun traitement efficace contre cette maladie n'existe à ce jour. Le 19 novembre 2009, un militant anti-OGM avait été condamné par le tribunal correctionnel de Colmar à 2.000 euros d'amende et un euro symbolique de dommages et intérêts pour avoir cisaillé début septembre les 70 ceps. L'Inra a fait appel du jugement. Par ailleurs, le tribunal administratif (TA) de Strasbourg avait déclaré fin septembre la parcelle illégale. Dans un communiqué diffusé vendredi, le ministère de l'Agriculture précise qu'il prendra en compte les arguments mis en avant par le TA pour qui le ministère n'avait pas été suffisamment exigeant auprès de l'Inra sur ce qu'il adviendrait du matériel après l'essai. Le ministère de l'Agriculture et l'Inra ont fait appel de cette décision.

Source : AFP

Les Français consomment archibio

[08/04/2010] - Sur l'agriculture biologique

La clientèle, essentiellement citadine, semble se préoccuper de plus en plus du contenu de son panier. Ainsi, une étude menée en 2009 auprès de clients Monoprix par Ipsos, jamais publiée, montre qu’ils sont 69% à vouloir savoir si les produits qu’ils achètent ont été fabriqués selon des critères éthiques, 58,8% à préférer utiliser des produits d’hygiène et de beauté, soit bio, soit composés d’ingrédients naturels, et un peu plus de la moitié à consommer régulièrement des produits issus de l’agriculture biologique. Les 35-44 ans sont les plus consommateurs de bio. La crise économique n’a pas fait baisser les ventes. Au contraire, les produits Monoprix bio ont vu leurs vente croître de presque 30% en 2009. Les autres enseignes affichent des progressions comparables. D’ailleurs, le baromètre « Consommation et prescription des produits biologique » de l’Agence bio, paru en février dernier, le confirme : 74% des consommateurs de ces produits disent avoir maintenu leurs dépenses en produits biologiques et 10% les avoir augmentées.

Source : Paris Match | Auteur : Anne Sophie Lechevallier

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