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Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

Bataille rangée autour des semences transgéniques en Italie

[03/09/2010] - Sur les OGM

En avril dernier, Giorgio Fidenato a déclaré la guerre au gouvernement italien et aux groupes de défense de l’environnement. Il a planté six pieds de maïs transgénique. Les graines, connues sous l’identifiant MON810, ont été modifiées de façon à produire une substance chimique qui tue la larve du charançon du maïs, un parasite dévastateur. Si l’UE autorise la culture de cette variété, l’Italie oblige les agriculteurs à demander une autorisation spéciale pour cultiver des OGM et le ministère de l’Agriculture n’a jamais donné de réponse favorable. « Nous n’avions pas d’autre choix que la désobéissance civile, déclare M. Fidenato, un agronome de 49 ans. Ces semences sont légales en Europe. La larve du charançon du maïs creuse au travers des épis des galeries où se développent des champignons. Certains sont associés à des maladies graves, dont le cancer. Une partie des agriculteurs emploie donc des pesticides. D’autres ont simplement décidé de l’ignorer, explique Mr Fidenato. Si le gouvernement italien n’assouplit pas sa position sur les OGM il menace de lancer une armée de producteurs prêts à planter du MON810.

Source : Le Figaro | Auteur : Elisabeth Rosenthal

BASF souhaite cultiver une nouvelle pomme de terre transgénique en Europe

[02/09/2010] - Sur les OGM

Baptisée Amadea, cette pomme de terre est, elle aussi, prioritairement destinée à l’industrie de l’amidon : comme Amflora, elle a reçu un gène qui lui permet de produire un amidon composé presque exclusivement d’amylopectine, utilisée dans la fabrication de colles, d’adhésifs, de papiers et de carton. Cette nouvelle pomme de terre ne manquera pas de soulever des oppositions. L’agrochimiste envisage en effet de l’utiliser comme Amflora dans les auges animales (pulpe), mais aussi dans les assiettes humaines. Il ne s’agirait pas de commercialiser le tubercule lui-même, mais d’introduire l’amidon issu d’Amadea dans des plats préparés, soupes, sauces, marmelades etc.… « C’est encore en discussion » précise-t-on chez BASF.

Source : Le Monde | Auteur : Hervé Morin

OGM : le gouvernement soutient la recherche

[25/08/2010] - Sur les OGM

Les ministres de la Recherche et de l’Agriculture sont allés voir les plans de vigne transgénique détruits le 15 août. En quelques minutes, toute la recherche des scientifiques a été balayée. « Si les chercheurs veulent reprendre leur projet, nous le soutiendrons assure Valérie Pécresse. « S’il faut trouver des crédits supplémentaires, nous les mettrons », renchérit Bruno Le Maire. Ces vignes avaient été autorisées en 2005 pour 5 ans, puis de nouveau au début de l’année. L’objectif était de tester en plein champ la résistance à un ver microscopique qui vit dans le sol et qui touche 2/3 du vignoble français. Aujourd’hui, la question est de savoir si les scientifiques ont envie de repartir dans l’aventure. « Il faut d’abord dissuader les faucheurs de recommencer, explique Jean Masson, le président du Centre Inra de Colmar. Sinon ça ne sert à rien. » D’autant qu’il s’agit de la 2ème destruction.

Source : Le Figaro | Auteur : Marielle Court

Aux Etats-Unis, du colza transgénique est parvenu à prendre la clé des champs

[10/08/2010] - Sur les OGM

86% des plants de colza collectés au bord des routes du Dakota du Nord par une équipe dirigée par Cynthia Sagers, de l’université de l’Arkansas, se sont révélés être porteurs d’au moins un gène conférant une capacité de résistance à un herbicide total. Le colza conventionnel disperse facilement ses graines et a tendance à faire des repousses, ce qui est un inconvénient pour la rotation des cultures. « On peut alors considérer le colza lui-même comme une mauvaise herbe », note le biologiste P. HK Gouyon. Sa forme transgénique aurait plus de latitude encore pour coloniser d’autres territoires, surtout là où le glyfosate et glufosinate tuent les plantes concurrentes. Mais il y a plus préoccupant : le colza peut s’hybrider naturellement avec une dizaine de mauvaises herbes présentes sur le sol américain. Il paraît inévitable que des croisements confèrent à ces indésirables une protection contre les herbicides. « La multiplication des formes de résistance aux herbicides, tant dans les champs cultivés qu’en dehors, va devenir problématique pour les agriculteurs, prévient Cynthia Sagers. Parce que le contrôle de ces mauvaises herbes demandera l’utilisation d’une combinaison d’herbicides ».

Source : Le Monde | Auteur : Hervé Morin

Bayer nie toute intention de commercialiser le maïs OGM T25 en Europe

[04/08/2010] - Sur les OGM

Le groupe agrochimique Bayer a exclu mercredi toute intention de commercialiser en Europe le maïs OGM T25 qui vient d'être inscrit au catalogue officiel français des semences par décret du ministère de l'Agriculture. "Il n'y a aucune intention de vendre le T25 en Europe", a assuré à l'AFP François Thiboust, directeur des Affaires publiques, la branche agro-industrielle de Bayer. "Encore faudrait-il, pour le vendre avoir l'autorisation d'utiliser le glufosinate d'ammonium sur le maïs", un herbicide très toxique interdit au sein de l'UE pour le maïs, "et nous n'avons pas déposé de dossier en ce sens", a-t-il précisé. Le maïs T25 a pour particularité d'être tolérant à cet herbicide. Pour expliquer l'apparition de cette semence génétiquement modifiée au catalogue, en plein été, le représentant de Bayer rappelle que son interdiction a été invalidée en octobre 2009 par le Conseil d'Etat, saisi par les semenciers français. "Quant à la date de publication au Journal officiel en plein été, je ne l'explique pas. Mais il n'y a pas anguille sous roche", a insisté M.Thiboust Plusieurs associations et ONG hostiles aux OGM, dont Greenpeace, avaient attiré l'attention en début de semaine sur la publication du décret autorisant la commercialisation du T25 - et d'une trentaine de maïs OGM de type MON810, suspendus en France depuis janvier 2008 - au Journal Officiel du 25 juillet. Greenpeace avait dénoncé "une démonstration de force du lobby agro-industriel". Mais le ministère de l'Agriculture avait indiqué à l'AFP avoir appliqué une décision du Conseil d'Etat, lui imposant la réinscription du T25 au catalogue en arguant qu'il n'avait pas suffisamment motivé son exclusion.

Source : AFP

La condamnation des faucheurs volontaires est confirmée

[30/07/2010] - Sur les OGM

La Cour européenne des droits de l’homme a déclaré irrecevable un recours de 9 faucheurs volontaires condamnés en appel en 2007 à 3 mois de prison avec sursis et 1000 euros d’amende chacun pour avoir arraché des parcelles de maïs OGM à Guyancourt. Les juges de Strasbourg ont décidé que l’on ne pouvait pas considérer les faucheurs volontaires comme des victimes.

Source : Le Figaro

Bruxelles autorise la commercialisation controversée de 6 maïs OGM

[28/07/2010] - Sur les OGM

La Commission européenne a autorisé de son propre chef l’importation dans l’UE pour la commercialisation de 6 maïs génétiquement modifiés destinés à l’alimentation humaine et animale, soulevant les protestations des écologistes. Cette décision a été prise faute d’accord entre les Etats membres sur une position commune sur ce sujet sensible. Bruxelles reconnaît que ce mécanisme d’autorisation est loin de donner satisfaction, car il la désigne comme « bouc émissaire » à la vindicte des opposants aux OGM. L’exécutif a soumis aux gouvernements et au Parlement de l’UE une proposition pour tenter de débloquer les processus d’autorisations pour les cultures et pour la commercialisation en laissant le choix aux Etats d’appliquer ou non les autorisations de cultures décidées au niveau européen. Bruxelles veut également proposer de tolérer la présence de faibles quantités d’OGM non autorisées dans les importations de nourriture destinée aux animaux. Toutes ces propositions suscitent des réserves.

Source : AFP

Pomme de terre OGM : pas de risque particulier, mais pas d’intérêt non plus

[28/07/2010] - Sur les OGM

La culture de la pomme de terre Amflora, premier OGM autorisé par la Commission européenne depuis 12 ans, ne présente pas de risque notable, selon les scientifiques du Haut conseil des biotechnologies (HCB) mais son utilité économique est « limitée » selon un avis publié. « Le gouvernement se fondera sur ces analyses détaillées pour prendre toute décision relative à la pomme de terre Amflora, développée par une filiale du groupe BASF et destinée à la production d’amidon pour l’industrie du papier, a indiqué un communiqué. « A ce stade néanmoins, aucun opérateur ne souhaite développer cette culture en France poursuit le texte des ministres de l’Ecologie, de la Recherche et de l’Agriculture. Dans son avis, le Comité scientifique du HCB indique que « les études de toxicologie entreprises n’ont pas identifié de risque majeur lié à la consommation du végétal ». L’évaluation de l’impact sur la santé a été réalisée « en raison de l’utilisation possible de sous-produits dans l’alimentation animale, et fortuitement, dans l’alimentation humaine », précise-t-il. Le CS estime également que la présence d’un « gène de résistance à des antibiotiques » dans la pomme de terre « ne constitue pas un risque singulier pour l’environnement et la santé ».

Source : AFP

Des tournesols « mutés » fauchés en Indre-et-Loire

[25/07/2010] - Sur les OGM

Plusieurs dizaines de faucheurs volontaires ont coupé samedi des tournesols en Indre-et-Loire pour protester contre ces plantations résistantes aux pesticides, selon l'un des organisateurs. "Il s'agit de protester contre des tournesols +mutés+ résistants à des herbicides" qualifiés d'"OGM cachés", a dit à l'AFP un des manifestants. L'une des parcelles était située à Sorigny et l'autre à Saint-Branchs, au sud de Tours. Les gendarmes ont procédé à plusieurs interpellations, a-t-on appris de sources concordantes. Certains des manifestants ont commencé à être libérés en fin d'après-midi.

Source : Le Nouvel Obs.com

Bruxelles maintient sa proposition d’autorisations de cultures d’OGM

[24/06/2010] - Sur les OGM

Le commissaire européen chargé de la Santé, John Dalli, a défendu jeudi sa proposition de débloquer les autorisations de cultures d'OGM dans l'UE en laissant le choix aux Etats de les appliquer ou non, malgré les réserves exprimées par certains pays. "Nous faisons ce que nous avons promis de faire", a-t-il souligné en marge d'une visite au port d'Anvers (nord de la Belgique), l'une des plus importantes plateformes de transit des importations de fruits et légumes en Europe. "Ce sera aux Etats de décider d'autoriser l'utilisation de leur territoire pour la culture" de l'OGM concerné, "une fois qu'une décision d'autorisation est prise au niveau européen", a-t-il souligné. La France a elle aussi émis des réserves quant au projet de Bruxelles. Le ministre de l'Environnement Jean-Louis Borloo a exigé un renforcement des expertises sur les effets des OGM sur la santé et l'environnement. A l'avenir, les autorisations d'OGM "feront l'objet d'une évaluation beaucoup plus robuste qu'aujourd'hui", et mettront "plus l'accent sur l'environnement, les aspects sociaux, et plus de surveillance de ce qui se passe sur le terrain", a assuré M. Dalli. "J'ai eu des occasions de parler avec beaucoup de pays de manière bilatérale (des projets de la Commission sur les OGM) et mon sentiment est que c'est la bonne direction à prendre", a-t-il souligné. Actuellement les Etats européens sont divisés sur les OGM et ne sont pas en mesure de prendre des décisions sur la question de les autoriser ou pas, a rappelé M. Dalli. Cette paralysie affecte également les importations de produits destinés à l'alimentation animale dans l'UE, pour lesquelles un seuil de tolérance zéro pour les OGM non autorisés est actuellement en vigueur. Si une quantité infinitésimale d'OGM non autorisés dans l'UE est détectée dans une cargaison de soja destinée à l'alimentation animale, la cargaison entière est bloquée aux frontières. Sur ce point, "nous ferons après l'été une proposition qui donnera une approche plus pragmatique sur la présence à faible dose d'OGM non autorisés dans les produits d'alimentation animale", a annoncé M. Dalli. La Commission européenne envisage ainsi d'autoriser des "niveaux acceptables" d'OGM non autorisés, a-t-il précisé.

Source : AFP

Dupont : feu vert du ministère de l’Agriculture à la vente d’un OGM de soja

[09/06/2010] - Sur les OGM

Le groupe de chimie et d'agrochimie américain Dupont a annoncé mercredi qu'il avait reçu le feu vert du ministère américain de l'Agriculture (USDA) pour la commercialisation d'une semence génétiquement modifiée de graine de soja et sa mise en culture aux Etats-Unis. Dupont a atteint "l'étape finale du processus de réglementation américain avec la confirmation par le département de l'Agriculture (USDA) que sa semence de soja hautement oléique Plenish a été approuvée pour mise en culture aux Etats-Unis" explique le communiqué. "C'est une étape importante alors que nous travaillons au développement de semences biotechnologiques qui offrent des bénéfices directs aux consommateurs et des résultats solides dans les champs", ajoute le groupe. Dupont présente le Plenish comme une graine de soja contenant 75% d'huile et donc plus riche en huile que "toute graine de soja en développement". Elle offre une "plus grande souplesse pour ses utilisations alimentaires, avec un produit final qui contient 0 gramme d'acides gras trans", les graisses favorisant le cholestérol.

Source : AFP

Bruxelles veut assouplir les règles sur les OGM

[07/06/2010] - Sur les OGM

Les Etats membres de l’Union pourraient bientôt avoir plus de latitude pour interdire la culture d’un OGM sur leur sol. La Commission européenne envisage en effet de changer les règles en vigueur pour leur permettre de faire jouer plus facilement leur « clause de sauvegarde », afin de décréter un moratoire. « L’idée pourrait sembler séduisante, mais il ne faut pas que cela se fasse en contrepartie d’une facilitation ou d’une accélération des processus d’autorisation des OGM au niveau communautaire, souligne Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM chez Greenpeace. Les producteurs eux aussi, se montrent prudents. « Tout en accueillant favorablement la décision du président de la Commission, de rechercher des solutions pour débloquer la procédure d’autorisation des cultures d’OGM dans l’Union, nous sommes déçus de la proposition initiale qui pourrait déboucher sur une procédure d’autorisation encore plus complexe qu’aujourd’hui », indique-t-on chez Syngenta. Bruxelles assure pourtant qu’il n’est pas question de modifier, ni pour l’assouplir ni pour le durcir, le régime des autorisations qui veut que la Commission ait in fine la main pour autoriser un OGM sur lequel les Etats membres ne sont pas parvenus à se prononcer à la majorité qualifiée, bien que l’EFSA ait rendu un avis positif.

Source : Les Echos | Auteur : Alexandre Counis

Vigne transgénique : l’essai saccagé va être prolongé de cinq ans

[19/05/2010] - Sur les OGM

Le gouvernement va autoriser la poursuite jusqu’en 2015 de l’essai sur les plants de vignes transgéniques résistants au virus du court-noué conduit par l’Inra à Colmar. Cet essai emblématique, mené en lien étroit avec des élus locaux et des représentants du monde viticole, syndical, associatif, avait été saccagé en septembre dernier par un ultra de la cause anti-OGM, privant les chercheurs du résultat de 14 années de travail. « Nous n’avons pu récupérer que 20% des données, explique Jean Masson, directeur de la station de Colmar qui se réjouit de « cette excellente nouvelle même si elle n’effacera jamais le traumatisme du saccage ». Le Directeur de la communication de l’Inra déclare « Nous retrouvons notre capacité complète à expérimenter sur le virus du cour-noué, un fléau mondial contre lequel il n’existe à ce jour aucun remède ». Pour José Bové, visiblement mal informé du contexte local : « Au niveau de l’ensemble de la viticulture, personne ne veut de ces vignes transgéniques. C’est donc une mauvaise idée que d’autoriser la poursuite en Alsace d’essais en plein champ ». Jean Masson invite celui-ci, a venir lui rendre visite à Colmar pur lui montrer « comment et dans quel esprit nous travaillons ».

Source : Le Figaro | Auteur : Marc Mennessier

En Chine, un coton transgénique provoque une infestation imprévue de punaise

[15/05/2010] - Sur les OGM

Le constat est pour le moins paradoxal : la mise en culture d’un OGM insecticide peut accroître considérablement les populations de certains ravageurs. Paradoxaux à première vue, ces résultats ne sont pas totalement surprenants. Le coton Bt –modifié pour produire la toxine Bt est en effet si efficace sur son principal parasite local, une petite noctuelle, qu’il en réduit considérablement les populations et permet à une niche écologique de se libérer. « Or, quand on libère une niche écologique, il est attendu qu’elle soit réoccupée, explique Denis Bourguet, chercheur Inra. La nature, en somme, a horreur du vide ». L’occupation d’une niche écologique laissée vacante n’est qu’un des aspects de la récente prolifération des miridés en Chine du Nord. La culture de coton conventionnel nécessitait l’utilisation de pesticides chimiques actifs non seulement contre la noctuelle, mais aussi contre toute une gamme d’insectes, dont les miridés. « Auparavant, les champs de coton conventionnel agissaient comme des « puits » pour les miridés, en ce sens que ceux y étaient détruits par les traitements, or la toxine Bt ne les cible pas, explique M. Bourguet. Du coup, avec la forte réduction des traitements insecticides, les champs de coton Bt sont devenus des «sources » de miridés ».

Source : Le Monde | Auteur : Stéphane Foucart

Le Haut Conseil des biotechnologies juge acceptable un maïs OGM de Syngenta

[27/04/2010] - Sur les OGM

La mise en culture du maïs génétiquement modifié Bt11 est « acceptable », si elle s’accompagne de plans de surveillance appropriés, a estimé le comité scientifique du Haut Conseil des biotechnologies (HCB). Le comité scientifique recommande en particulier la mise en place de plans de surveillance post-commercialisation pour surveiller d’éventuels « effets inattendus » sur l’environnement comme sur la santé et l’éventuelle résistance des insectes ciblés.

Source : Les Echos

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