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Dossier "L’après Grenelle / Ecophyto 2018 "

Ecophyto 2018 : un plan national pour réduire de moitié l'usage des pesticides

Le plan Ecophyto, mis en place par le ministère de l'Agriculture et de la Pêche à la suite du Grenelle de l'environnement, vise à réduire de 50 % l'usage des produits phytopharmaceutiques en agriculture, à l'horizon 2018, si possible, tout en maintenant un niveau élevé de production. Il se décline en huit axes et 105 actions.

Réduire l'usage des pesticides, mais également limiter l'impact de ceux qui resteront indispensables pour protéger les cultures des parasites, mauvaises herbes et maladies, sans pour autant nuire à la compétitivité de l’agriculture française : tel est l’objectif ambitieux d’Ecophyto 2018.

Ce plan a été élaboré sur la base des conclusions d’un groupe de travail associant les représentants des utilisateurs, des fabricants, des élus, des scientifiques, des ONG, des administrations et présidé par Guy Paillotin, secrétaire perpétuel de l’Académie d’Agriculture.

Il anticipe sur la Directive 2009/128/CE, parue au JOCE du 24 novembre 2009, qui instaure un cadre d'action communautaire pour parvenir à une utilisation des pesticides compatible avec le développement durable, et qui demande aux Etats membres d’adopter, avant le 14 décembre 2012, un plan d’action national fixant des objectifs, des mesures et un calendrier pour la réduction des risques liés à l’utilisation des pesticides.

Un plan ambitieux

Le plan Ecophyto prévoit :

Enfin, pour suivre les progrès réalisés, sont mis en place :

Huit axes prioritaires

Afin d’atteindre ses objectifs, le plan se décline en huit axes et 105 actions :

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Dernière mise à jour de l'article : 26 Février 2010

Quelle perception sur le terrain?

Une enquête BVA commandée par le ministère de l’Agriculture et réalisée fin 2008 auprès de 1000 agriculteurs révèle que :

  • 80 % d’entre eux ont le sentiment de s’être déjà engagés dans une démarche de réduction de consommation phytosanitaire au cours des trois dernières années ;
  • 70 % limiteraient volontiers leur usage de produits si on leur en donnait les moyens en leur proposant des alternatives.
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