S'informer sur les pesticides :

Protéger les cultures avec des outils modernes et performants

La protection des cultures n’est pas une option, elle est nécessaire. Elle repose sur une diversification des méthodes de lutte disponibles ; qu’ils s’agissent de méthodes chimiques, biologiques, biotechnologiques ou alternatives. Les agriculteurs doivent disposer d’un nombre de solutions variées pour répondre aux besoins de leurs productions.

La protection chimique

La protection des cultures est indispensable, mais l’application des produits doit être réalisée avec discernement : le bon produit, à la bonne dose, au bon moment, avec le matériel adapté.

Les agriculteurs disposent d’outils d’aide à la décision, d’Avertissements Agricoles®, et du support de leurs conseillers techniques, pour les aider dans leur prise de décision.

Les systèmes d’application bénéficient en outre de nombreuses innovations, notamment au niveau des matériels de pulvérisation et en particulier des buses à dérive limitée qui permettent un meilleur ciblage de l’application.

« Utilisation durable des pesticides »

En complément de la révision de la Directive 91/414/CEE, une directive est en cours d’élaboration sur l’utilisation durable des pesticides. L’objectif global est de diminuer les risques liés à l’utilisation des produits. Elle prévoit notamment :

Des dispositifs réglementaires et législatifs existent déjà en France

Exemple : La loi sur l’eau du 31/12/2006 prévoit qu’à partir de 2009, le matériel de pulvérisation sera régulièrement contrôlé pour en évaluer l’état.

L’arreté du 12 septembre 2006 fixe quant à lui des dispositions pour limiter les pollutions ponctuelles et pour les zones non traitées au voisinage des points d’eau.

Des outils complémentaires pour protéger les cultures

Méthodes de prévention et outils mécaniques

Maintenir ou mettre en place la rotation des cultures, labourer à la bonne fréquence, notamment pour ne pas attaquer la population de vers de terre et les microorganismes du sol, ne pas détruire les haies…Autant de façon de préserver les sols.

Sélection végétale

Exemple : Sélectionner les variétés de plantes qui résistent le mieux à une maladie ou à la sécheresse...

Lutte biologique

Les produits d’origine biologique font partie de la panoplie de protection des plantes. Exemple : introduction d'organismes auxiliaires comme les coccinelles qui mangent les pucerons, utilisation de virus, champignons comme "insecticides"...

Biotechnologies

Ce vocable réunit un ensemble d’outils scientifiques qui permettent d’agir au cœur du végétal (chromosome, noyau, gènes) ainsi que sur les phénomènes biochimiques qu’ils gouvernent.

Exemple : les OGM : on introduit chez certaines plantes une résistance à des insectes ou à certains herbicides par transfert de gène.

Conclusion : la protection raisonnée, une concept qui concilie efficacité et respect de l'environnement

La protection raisonnée des cultures repose sur l’utilisation d’une large palette d’outils (protection chimique, sélection variétale, méthodes mécaniques, lutte biologique), dans le souci du respect de l’environnement.

La protection raisonnée des cultures s’articule autour de 3 axes : prévenir, observer, intervenir.

  1. Prévenir en début de saison le développement des ennemis des cultures. Notamment par la sélection variétale (sélectionner les variétés de plantes les plus robustes), la rotation des cultures et le labour.
  2. Observer régulièrement sa parcelle (en comptant par exemple le nombre de parasites sur les feuilles). Les outils d'aide à la décision, les stations d’alerte (gérées par les filières de production agricole et les services régionaux de protection des végétaux, liés au ministère de l’Agriculture) permettent aussi de suivre l’évolution des conditions climatiques et leur influence sur l’arrivée éventuelle de maladies ou d’insectes. En fonction des dégâts réels ou potentiels, et seulement si la nuisibilité est avérée sur les cultures, l’agriculteur intervient.
  3. Intervenir par des méthodes biologiques lorsque cela est possible (introduire des auxiliaires de cultures, comme des coccinelles qui mangent les pucerons), ou bien protéger avec un pesticide les parcelles, si c’est le seul moyen de lutte suffisamment efficace. La combinaison des 2 techniques est ainsi de plus en plus utilisée. Pour décider de traiter ou non, l’agriculteur dispose d’outils d’aide à la décision (logiciels et bases de données).
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Dernière mise à jour de l'article : 16 Février 2009

Le saviez vous ?

Les cultures destinées à la consommation humaine, même en agriculture biologique, ont besoin d’une protection. Elles s’appuient sur des molécules non chimiques, telles que le soufre, le cuivre...

Gestion des paysages

Certains aménagements réduisent significativement les éventuels impacts sur l’environnement de l’application des produits phytopharmaceutiques :

  • mise en place de zones tampons
  • mise en place de bandes enherbées entre les cultures et les espaces naturels
  • implantation de jachères fleuries
  • maintien des habitats des insectes et les oiseaux (haies...)

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