Recherche : les industriels mobilisés
Les industriels maintiennent leur effort de R&D pour découvrir de nouvelles substances et familles chimiques avec des profils plus ciblés et efficaces, améliorer les formulations, mettre au point de nouveaux outils d’aide à la décision…
Profils, formulation et présentation : une constante évolution.
Sous l’impulsion du progrès des sciences et des technologies, l'agrochimie a changé. Les adjuvants toxiques ou inflammables ont été éliminés. Les principes actifs découverts autorisent désormais des traitements ciblés aux seules espèces nuisibles. Ces nouveaux produits sont beaucoup moins toxiques pour l'homme et l'environnement.
La présentation des produits a également évolué. Il existe désormais, pour certains produits, des sachets prêts à emploi, et des mono doses, facilitant l’utilisation pour l’agriculteur.
Les doses appliquées et la toxicité des produits phytopharmaceutiques ont considérablement diminué
Aujourd’hui les molécules mises en marché ont une meilleure efficacité et minimisent de plus en plus les risques pour l’environnement. Les molécules sont aujourd’hui moins persistantes dans l’environnement et plus ciblées. Les produits phytopharmaceutiques sont utilisés à des doses à l’hectare plus faibles : les doses appliquées ont diminué de près de 9 fois, entre 1950 et 2000.
Il fallait en moyenne 1,3 kilo de produit pour traiter un hectare en 1950. Il en fallait moins de 150 grammes, en 2000. (Source UIPP).

Reproduire les mécanismes de protection naturels.
- Développer des substances actives analogues à des substances naturelles. Exemple : des scientifiques ont constaté que certains champignons secrètent une toxine naturelle qui leur permet d'éliminer les champignons concurrents. L'extraction de ce principe actif a permis de travailler à la constitution d'une nouvelle famique fongicide.
- Biotechnologie : agir sur les gènes pour développer des résistances à des insectes ou une tolérance aux traitements phytopharmaceutiques. On parle d’OGM (organismes génétiquement modifiés). Ces modifications génétiques existent pour le tabac, le maïs, le soja, le coton, le colza ou encore la pomme de terre.
Accompagner les agriculteurs avec les outils d'aide à la décision.
Les outils d’aide à la décision mis à la disposition des agriculteurs leur permettent de traiter à bon escient, en appliquant la bonne dose au bon moment et ainsi éviter les « traitements systématiques » inutiles.
Exemples :
- Logiciel pour prévoir les dates d’apparition des stades du blé et aider au positionnement des traitements.
- Logiciel permettant, à partir d’un comptage initial, de simuler l’évolution du niveau d’infestation en pucerons épis et les pertes occasionnées par le ravageur.
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