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Règlementation européenne

La directive 91/414/CEE régit la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques. Un projet de révision est en cours de discussion au niveau européen. S'il présente de réelles avancées, il risque aussi d’avoir de sérieuses conséquences négatives sur la production agricole : baisse des rendements et apparitions de résistances du fait du manque de diversité des produits.

La Directive 91/414/CEE régit l’autorisation de mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques. Mise en application en 1993, elle est en cours de révision.

Remplacement de la directive 91/414/CEE, quelles conséquences ?

Des avancées soutenues par l’UIPP

Ce projet de révision apporte des éclaircissements, grâce aux points suivants :

Moins de solutions de protection des récoltes

Certaines substances actives seraient exclues sur la base de leur caractéristique de danger, indépendamment de leurs conditions d’utilisation, ce qui pourrait faire disparaître de nombreuses solutions agronomiques.

L’avenir de certaines filières de productions végétales (en particulier les fruits et légumes) serait alors compromis, les agriculteurs se trouvant dépourvus de moyens de protection efficaces.

Pour l’économie française, cela pourrait signifier la fin des exportations pour certaines productions, voire une remise en cause de l’autosuffisance alimentaire.

Des denrées alimentaires plus chères

Selon une étude produite en septembre 2008 par le centre européen pour la recherche sur la politique agricole, régionale et environnementale (EUROCARE) pour l' ECPA (Association européenne pour la protection des plantes ), la révision de la Directive 91/414/CEE se traduirait par :

Dans la version du texte la moins contraignante, les pertes de production sont estimées à 34% pour le blé, et 46% pour la pomme de terre, à l’horizon 2020 (Source : Nomisma, janvier 2008).

Le point de vue de l’UIPP.

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Dernière mise à jour de l'article : 18 Décembre 2008

Réduire les impacts plutôt que renforcer les critères d’exclusion

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Le point de vue des professionnels

Vin français :

« Avec moins de matières actives disponibles, nous deviendrons incapables de garantir la stabilité et la qualité de notre production au fil des années. Si la qualité n’est pas constante, les consommateurs se fourniront dans les pays du nouveau monde qui ne sont pas soumis aux mêmes contrôles sanitaires. »

Charles Duby, exploitant dans l’Herault (Source : Cultivar - HS - Octobre 2008).

Orange d’Espagne :

« On peut craindre l’explosion de ravageurs, jusque là très bien contrôlés (…) La société exige que les fruits soient « parfaits » et bons pour la santé. La révision de la directive 91/414 va inévitablement mettre en péril certaines attentes sociétales »

José Luis Ripollès, directeur système de production intégrée d’agrume (Source : Cultivar - HS - Octobre 2008).

Le contexte actuel

La population mondiale ne cesse d’accroître (nous serons 8 milliards en 2025). La demande en produits agricoles augmente, sous la pression notamment des pays émergents. Et les stocks de céréales diminuent.

Il apparaît donc nécessaire que l’agriculture reste performante pour fournir assez de matières premières, à un prix abordable, pour le plus grand nombre.

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