Le sol
Les pesticides sont utilisés pour protéger les cultures. Ils agissent parfois au niveau des racines ou bien ils sont utilisés pour assainir les sols. Ils rentrent donc en contact avec ce compartiment. Il faut donc prévoir leur comportement, c’est-à-dire la manière dont ils se dispersent et se décomposent, pour ne pas mettre en danger la faune ou les ressources en eau.
Un large spectre de critères sont étudiés dans différents types de sols et pris en compte lors de l’homologation : devenir du produit dans les sols, maîtrise du risque lié à l’eau, aptitude du sol à conserver ses fonctions biologiques, impact sur les cultures suivantes…
Équilibre des sols
Seules les molécules qui se dégradent dans l’environnement sont homologables aujourd’hui. De plus, le profil des molécules a été modifié au cours du temps, et le risque d’accumulation fortement réduit.
Ces exigences de dégradation et de non accumulation sont relativement récentes, mais pleinement intégrées aux exigences réglementaires.
Il est primordial de maintenir l’équilibre des sols, car seul un sol biologiquement actif permet une bonne dégradation des molécules organiques.
En d’autres termes, plus un sol est riche biologiquement, plus il aura de facilités à « digérer » naturellement les produits phytopharmaceutiques.
Le sol n’est pas une ressource renouvelable. Il faut donc garantir sa capacité à produire dans une optique d’agriculture durable.
Cela passe par une optimisation de l’itinéraire cultural dans son ensemble (moins de monoculture, rotation des cultures…) et non par la seule question de l’emploi des produits phytopharmaceutiques.
