S'informer sur les pesticides :

Des marges de sécurité élevées

Contrôler l'exposition du consommateur

Pour préserver la sécurité du consommateur et de l’utilisateur, la réglementation prévoit des marges de sécurité successives.

En laboratoire : une garantie de sécurité pour chaque substance active

La DJA (Dose Journalière Acceptable) est 100 fois plus basse que la Dose Sans Effet (DSE) à partir de laquelle aucun effet chez l’animal le plus sensible, soumis au test le plus sévère, n’est observé.

ComparaisonComparaison de la Dose Sans Effet (DSE) et de la dose journalière Acceptable (DJA)

La DJA correspond donc à la quantité de résidus, pour une substance active donnée, qui pourrait être ingérée par une personne, chaque jour de sa vie, sans risque appréciable pour sa santé.

Dans les aliments : mesurer les traces de résidus

La Limite Maximale en Résidus (LMR) est un seuil réglementaire qui établit la quantité maximale de résidus autorisée. Elle est fixée pour chaque substance active et chaque culture, et correspond à ce que l’on peut retrouver lorsque le produit phytopharmaceutique est utilisé selon les conditions d’emploi préconisées par la réglementation (fréquence, dose…).

Un dépassement de la LMR peut signifier que les bonnes pratiques agricoles n’ont pas été respectées, mais n’implique pas nécessairement un risque pour la santé compte tenu des marges de sécurité.

L’Apport Journalier Maximum Théorique (AJMT), détermine la quantité maximum de résidus qu’un individu est susceptible d’ingérer quotidiennement en tenant compte des teneurs en résidus dans chaque aliment (en mg/kg) et de la quantité de chaque aliment consommée par jour (ration alimentaire journalière en g/jour).

Un produit phytopharmaceutique n’est homologué que si l’AJMT est strictement inférieure à la DJA.

En résumé : des marges de sécurité successives pour préserver la sécurité du consommateur

Selon un rapport de la DG SANCO (Commission européenne - 2008) : « Les évaluations de l’exposition chronique (long terme) démontrent que l’ingestion de résidus de pesticides reste nettement en dessous de la DJA (dose journalière admissible) et qu’il n’y a aucun risque de toxicité ».

Produits phytopharmaceutiques mesurés avec les niveaux de sécurité fixés par la réglementation. (Source : UIPP)

BPA = Bonnes Pratiques Agricoles

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Dernière mise à jour de l'article : 22 Janvier 2009

L’implication des industriels : un indice de sécurité multiplié par 5 en 50 ans

Les industriels adhérents de l’UIPP investissent pour développer des produits efficaces à moindre dose et intrinsèquement moins toxiques.

En cinquante ans, il y a eu de réels progrès : l’indice de sécurité a été multiplié par 5.

Explication : la DJA (Dose Journalière Acceptable) représente la quantité d'une substance qu'un individu moyen de 60 kg peut théoriquement ingérer quotidiennement (tout au long de sa vie), sans risque appréciable pour la santé. Cette DJA a été multipliée en moyenne par 5 entre 1950 et 2000.

Animation

Le saviez-vous ?

L'Union européenne effectue des contrôles permanents.

Par exemple, plus de 65 000 échantillons d'aliments ont été analysés en 2006 dans les États membres (Rapport 2008 de la DG SANCO / Direction générale de la santé et de la consommation – Commission européenne).

Selon ce rapport, publié en novembre 2008 : 95.6% des échantillons étaient conformes à la réglementation au niveau européen en 2006. 4.4% des échantillons contenaient des résidus supérieurs aux limites légales (Limites maximales de résidus - LMR).

En France, 93.5% des échantillons étaient conformes à la réglementation, et 6.5% d’entre eux dépassaient les seuils réglementaires.

Même si ces dépassements de LMR ne sont pas acceptables d'un point de vue réglementaire, ils ne signifient pas pour autant nécessairement qu’il y a un risque pour la santé humaine, compte tenu des marges de sécurité élevées qui sont prises, lors de la fixation de ces seuils.

Les dépassements de LMR indiquent simplement qu’à un instant donné, les conditions d’emploi des produits n’ont pas été celles recommandées d'où la nécessité d'un effort continu de formation et de sensibilisation au respect des bonnes pratiques phytopharmaceutiques.

Note :

  • Les dépassements les plus importants sont constatés dans des produits importés de pays tiers.
  • La LMR est déterminée sur fruits entiers (non épluchés et non lavés).
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