Revue de presse 
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Phytosanitaires : une communication offensive
[29/05/2009] - Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnementIl est fini le temps où les industriels des produits phytosanitaires prenaient les coups sans broncher. Ils ont compris qu’il fallait réagir aux critiques, informer les consommateurs, faire de la communication et aller sur les plateaux de télévision. Lors de la journée organisée parles vignerons indépendants de Champagne, à Epernay, Jean Charles Bocquet a enfoncé le clou, avec talent et conviction. Alors que les nouvelles réglementations environnementales vont réduire le nombre de produits phytosanitaires comme une peau de chagrin, la mobilisation est essentielle. Car la chute considérable des molécules disponibles va faire de l’agriculture et de la viticulture, en France, le secteur industriel le plus encadré. Le, directeur de l’UIPP, tire la sonnette d’alarme car il est convaincu « qu’on ne pourra pas se passer de produits phytosanitaires pendant des décennies alors que les besoins alimentaires vont croissants ».
Source : La Marne agricolePremier pas vers un étiquetage « non OGM » des produits animaux
[28/05/2009] - Sur les OGMLe Conseil national de la consommation (CNC), s’est dit favorable à ce que la viande, les œufs et les poissons, issus d’animaux nourris sans OGM, puissent désormais porter une étiquette mettant en valeur cette absence d’OGM. Jusqu’à présent en France, seuls les produits végétaux mentionnent l’absence d‘OGM. Cet avis ne concerne que les « produits bruts, non transformés », c’est-à-dire qu’il exclut les plats préparés. Cette mesure pragmatique devrait permettre aux industriels ayant fait le choix du « sans OGM » de le valoriser, se félicitent les responsables de Greenpeace.
Source : Les EchosUn premier pas vers un étiquetage « non OGM » des viandes, œufs et poissons
[27/05/2009] - Sur les OGMLe conseil national de la consommation (CNC) s'est dit favorable dans un avis rendu public mercredi à ce que la viande, les oeufs et les poissons, issus d'animaux nourris sans OGM, puissent désormais porter une étiquette mettant en valeur cette absence d'OGM. "Cela veut dire que le consommateur pourra savoir que tel poulet, tel steak, tel oeuf et même tel filet de poisson (d'élevage) est un animal ou est un produit issu d'un animal nourri sans OGM", commente-t-on au CNC. "Il ne s'agit que d'un premier pas", insiste-t-on au CNC. L'avis du CNC va maintenant être transmis au Haut conseil des biotechnologies qui devra, à son tour, émettre un avis, ajoute-t-on. Greenpeace France, qui "prend acte avec satisfaction" de cet avis, juge cependant que les producteurs de lait et de fromages, qui ont "fait les efforts d'exclure les OGM de l'alimentation des vaches", peuvent faire figurer la mention "sans OGM". Selon l'association, cet "heureux premier pas vers un étiquetage du +sans OGM+ (...) devrait permettre de pérenniser les filières sans OGM et OGM+ d'orienter la demande vers ces produits". Le CNC ne se prononce pas sur une mention à faire figurer sur l'emballage ou l'étiquette "parce qu'aucun consensus ne s'est dégagé sur une allégation particulière", précise-t-on encore. Pour pouvoir porter une étiquette de type "non OGM", le produit devra provenir d'un animal nourri soit avec des produits végétaux pour lesquels il n'existe pas de variétés contenant des OGM, soit avec des végétaux "contenant de manière fortuite moins de 0,9% d'OGM", et ce pendant toute leur vie pour les volailles et au moins les 3/4 pour les ruminants.
Source : AFPClaude Allègre – ancien ministre
[26/05/2009] - Ils l'ont dit"Assez de mensonges et d'affabulations… Je ne pratique pas l'écologie dénonciatrice mais l'écologie préventive et réparatrice… En tant que scientifique et citoyen, je ne veux pas, comme certains, que l'écologie contribue à accentuer la crise et fasse encore plus souffrir les plus démunis. "Je crois qu'il y a un changement climatique attesté aussi bien par la fonte de la banquise Nord que par le développement des phénomènes extrêmes". Ce dont je doute, c'est qu'on ait compris l'ensemble des processus mis en jeu, tant le climat est un phénomène complexe. Ce dont je doute encore, c'est que l'on puisse prédire le climat dans un siècle, alors qu'on a du mal à prédire la météo chaque semaine… Je ne crois pas que les problèmes nombreux posés à la planète - eau, poussière, polluants, pesticides, réserves halieutiques, écologie côtière, biodiversité - doivent conduire à la décroissance économique et à la mise en pièces de l'économie de marché, au contraire, ils "doivent être les moteurs de la croissance verte".
Source : AFPQuand les jeans ont la fibre écolo
[23/05/2009] - Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnementUltime gadget pour bobo ? Argument marketing pseudo écolo ? Ou dernière trouvaille de Levi’s et consorts pour nous refourguer des jeans qui coûtent la peau des fesses ? Eh bien non. Confortable et doux comme une peau de pêche, le jean bio a toutes les raisons de s’incruster dans nos armoires. Fabriqué à partir de coton issu de l’agriculture biologique. Il est soyeux, abordable et surtout, il est maintenant sexy… Ultra polluante, la culture du coton est une plaie pour l’environnement. Pour 1kg (soit un jean), un producteur utilise en moyenne 7000 litres d’eau, 75 grammes de pesticides et 2 kilos d’engrais chimiques ! Et c’est sans compter les défoliants aspergés sur les champs pour accélérer l’ouverture des capsules de coton et faciliter la récolte en faisant tomber les feuilles.
Source : Marianne | Auteur : Anne-Sophie MichatLes abeilles font leur miel de la ville
[19/05/2009] - Sur les abeillesLes agriculteurs auraient-ils perdu la tête pour installeur leurs abeilles dans des espaces urbanisés ? Pas du tout. C’est au contraire pour les sauver qu’ils ont multiplié les ruches citadines sur des bâtiments publics et des entreprises. Dans les campagnes, les engrais et pesticides, ajoutés à la diminution de la biodiversité, menacent en effet lourdement ces insectes. Or, leur raréfaction pourrait causer de sérieux problèmes de pollinisation de diverses espèces végétales. Alors que les campagnes sont de plus en plus victimes de monoculture, on retrouve dans les miels urbains des pollens de thym, coquelicot, tilleul, myosotis, châtaignier, acacia et de nombreuses espèces décoratives rares. C’est ainsi que le « Miel béton » produit en région parisienne est fier d’étaler le résultat de ses analyses en laboratoire qui le classe comme un miel « exotique ». Et la pollution ? Là encore, l’abeille des villes est souvent mieux lotie que celle des champs. Pour peu que le service des espaces verts utilise des traitements naturels, elle échappe à ses pires ennemis que sont les engrais et les insecticides. Les miels eux-mêmes sont toujours soigneusement analysés avant d’être proposés à la consommation et ils ont tous franchi l’obstacle sans problème, certains se payant même le luxe d’être primés à des concours agricoles.
Source : Le Figaro | Auteur : Jean Bernard LitzlerLe Burkina étend la culture du coton transgénique, des ONG contestent
[19/05/2009] - Sur les OGMLe Burkina Faso compte ensemencer en 2009-2010 plus de 100.000 hectares de coton transgénique, dans l'espoir d'augmenter la productivité et les revenus des paysans, mais la polémique enfle à Ouagadougou sur cette expansion du coton promu par Monsanto. Des chercheurs de l'Institut de l'environnement et de recherches agricoles (Inera) ont suivi les expérimentations dans des fermes, en collaboration avec la firme américaine Monsanto qui fournit le gène. Et la variété Bollgard II du groupe a été retenue. Les promoteurs du coton Bt affirment qu'il présente au moins trois avantages: utilisation réduite des pesticides, augmentation de "30%" des rendements à l'hectare, hausse des revenus des agriculteurs. Comme ce coton a été génétiquement modifié pour résister à certains parasites, "les paysans feront des économies sur les pesticides", assure M. Yaméogo, qui renchérit: "La bonne santé des producteurs sera préservée par une utilisation moindre des insecticides." Quant au professeur Allassane Séré, responsable d'une association favorable aux OGM, Burkina biotech, il fait valoir que "personne ne s'est inquiété jusqu'à présent des dégâts causés par les pesticides pour le traitement du coton conventionnel"."Les eaux sont polluées, des poissons meurent, les insectes sont tués", assure cet ancien ministre de l'Agriculture. Mais des organisations non gouvernementales (ONG) contestent vivement ces arguments. Elles estiment que le coton Bt a échoué à apporter des avantages aux petits agriculteurs dans le monde et que sa culture est dangereuse à long terme pour l'environnement. "Aucune expertise indépendante ne nous a montré l'inocuité de cette technologie ni de cette variété", dit l'écologiste Yacouba Touré, membre du Réseau des acteurs verts de l'Afrique de l'Ouest.
Source : AFP | Auteur : Romaric Ollo HienLes abeilles piquées au vif : campagne contre les pesticides « mortels »
[18/05/2009] - Sur les abeillesSeize associations de défense de l'environnement et d'apiculteurs ont lancé lundi une campagne pour réclamer l'interdiction de pesticides neurotoxiques comme le Cruiser qu'elles jugent "mortels" pour les abeilles. Cette campagne, baptisée "les abeilles piquées au vif", est soutenue en particulier par Les Amis de la terre, la Ligue de protection des oiseaux (LPO) et l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf). "Il faut rapidement interdire le Cruiser, un pesticide qui est vraiment mortel pour les abeilles", a expliqué à l'AFP Clara Osadtchy, coordinatrice des campagnes d'Agir pour l'environnement. "On sait qu'il y a d'autres facteurs en cause - le frelon asiatique qui est une espèce envahissante, le réchauffement climatique, la disparition d'espèces végétales qui induit une baisse des nourritures disponibles... - mais on sait au moins agir sur ce facteur là, les pouvoirs publics ont donc une responsabilité", a-t-elle ajouté. Le Cruiser, produit par le groupe Syngenta, avait été autorisé pour un an en France à partir de janvier 2008 en enrobage de semences de maïs. La décision prise en décembre 2008 de reconduire cette homologation pour cinq mois de plus avait provoqué la colère des associations, qui craignent qu'une décision similaire ne soit prise en 2010. Soulignant que le taux de surmortalité de 30 à 35 % des abeilles, du à une multiplicité de causes, n'était "plus contestable", un rapport parlementaire avait préconisé fin 2008 le renforcement urgent de la filière apicole avec notamment la création d'un Institut technique et scientifique de l'abeille.
Source : AFPLa biodiversité menacée
[15/05/2009] - Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnementLa France n’échappe pas à la crise de la biodiversité que connaît la planète. Paradoxalement, les citadins et les Parisiens ne sont pas ceux qui s’en aperçoivent le plus. Certes, leur univers est moins riche que celui d’autres régions de France mais la tendance mortelle à la disparition de la faune et de la flore a été inversée et Paris abrite 2000 espèces animales et autant d’espèces végétales. Un nombre qui, selon les experts, est en progression. Cette évolution s’explique par une prise de conscience de la municipalité qui, depuis le début des années 2000, s’attache à gérer de manière plus durable les espaces naturels de la capitale : moins de pesticides, réintroduction d’espèces végétales indispensables à certains animaux… Chaque année, 60 000 hectares d’espaces naturels disparaissent sous l’effet de la progression des villes. Mais cette bétonisation n’est pas la première cause de la disparition des espèces. L’agriculture intensive avec l’utilisation massive d’herbicides et d’engrais, l’uniformisation des paysages en grandes parcelles monotones ont joué un rôle néfaste pour la faune des campagnes. Et cela continue. Le Grenelle de l’environnement a été l’occasion de porter ce problème à la lumière du débat public.
Source : Le Monde pour Direct matin | Auteur : Laurence CaramelLes agriculteurs patraques
[14/05/2009] - Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Une étude de la Mutualité sociale agricole lève un coin du voile sur les conséquences de l’utilisation massive de pesticides. Le docteur Christophe Bernard, qui a piloté les travaux, se dit frappé par un sentiment « de grande usure et par les fortes expositions aux risques professionnels ». Même si une majorité écrasante des salariés agricoles est « fière de son travail » et de son « utilité », 55,7% des hommes souhaitent partir en retraite aussitôt que la pension à taux plein est acquise. 18,3% préfèrent même anticiper cette échéance. Et seulement 29% espèrent que leurs enfants « s’engagent dans la même activité ». Pourquoi ? L’étude Eva révèle que 32% des hommes estiment avoir « vieilli prématurément », que 68% jugent avoir eu un « travail dangereux » et que 47% déclarent avoir été « exposés à des produits chimiques et phytosanitaires ». S’agissant des femmes, 79% perçoivent des douleurs et 91% ont l’impression de se fatiguer vite. Les troubles de la mémoire ou de la concentration affectent 26% des hommes et 38% des femmes. Dernier indicateur : les ALD (affections longue durée). Pour les salariés agricoles de 50 à 69 ans, la proportion d’individus touchés s’élève à 20% contre 15% dans le commerce et l’industrie. Pour en savoir plus, il faudra attendre la fin de l’année lorsque les premiers résultats de l’enquête Agrican diligentée par la MSA et le Groupe régional d’Etudes sur le Cancer seront publiés. « Un travail, confie Jean-Luc Dupupet, de la MSA, qui croise les données de douze registres de cancers en France, les certificats de décès et 182 000 questionnaires auxquels il a été répondu chez nos adhérents ».
Les Industriels de la Protection des Plantes ont décidé de réagir à cet article.
Sur les OGM aussi… Le public attend un discours catastrophiste
[09/05/2009] - Sur les OGM
OGM, trois petites lettres qui font peur, comme désormais l’emballement de la science. La faute à Hiroshima, à Tchernobyl. La faute au sang contaminé, à la vache folle, aux effroyables échos de l’histoire dès que l’on touche au génome. La faute aux journalistes, surtout, qui résistent rarement à mettre en scène les monstres qui s’échappent parfois des laboratoires quand les Dr Frankenstein ont trahi le progrès. Notre collaborateur Jean-Claude Jaillette fut de ceux-là. En 1996, il signe dans Libération un dossier titré « Alerte au soja fou », déchaînant ainsi l’inquiétude des Français. Mais il poursuit l’enquête, avec patience et entêtement. « Le dossier est d’une complexité extrême, cela facilite les raccourcis et les mensonges, admet–il aujourd’hui. Il existe beaucoup plus d’études sérieuses démontrant l’innocuité des OGM que l’inverse. Malheureusement, elles sont portées par des gens bien moins médiatiques que les travaux qui alimentent les peurs, relayés par des José Bové ou des Nicolas Hulot. Or, que veut le public ? Il veut du catastrophisme ! Il veut entendre que la science s’est vendue à l’industrie pour réaliser des profits à court terme, au mépris des générations futures. » Voilà pourquoi, treize ans plus tard, le journaliste repenti livre un plaidoyer documenté pour sauver les OGM* ; Une enquête indispensable pour sortir le débat de la peur et de l’idéologie pure.
*Sauvez les OGM, de Jean Claude Jaillette ? Hachette Littératures
Bayer CropScience investit 10 M€ dans la santé des plantes
[07/05/2009] - Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnementLe Centre de Recherches de La Dargoire (CRLD), spécialisé dans la recherche fongicide et santé des plantes, est désormais "doté des laboratoires les plus modernes et sécurisés du groupe en Europe", s'est félicité Pascal Housset, président-directeur général (PDG) de Bayer Environnemental Science monde, lors de son inauguration. Parmi les nouveaux équipements "à la pointe de la technologie", le département biologie a été doté d'un système entièrement robotisé permettant de "tester à grande échelle" et dans un environnement protégé, l'efficacité des nouvelles molécules pour traiter les maladies des plantes. "Nous sommes à l'aube d'une seconde révolution verte et il faut relever le défi planétaire de la hausse de la productivité des cultures majeures" pour assurer l'alimentation de la population mondiale, a assuré M. Housset. Le CRLD emploie quelque 220 chercheurs, anglais, français, allemands, ou américains, âgés en moyenne de moins de 40 ans. Depuis 1986, le CRLD travaille aussi en collaboration avec des chercheurs du CNRS (Centre national de la recherche scientifique) et en partenariat avec l'INRS (Institut national de la recherche scientifique) dans les domaines de la biochimie et de la biologie.
Source : AFPAlimentation – Du bio dès le biberon ?
[07/05/2009] - Sur l'agriculture biologiquePour l’alimentation infantile, y a-t-il une réelle différence entre des petits pots ou du lait infantile labellisés bios et les autres ? Les produits classiques, encadrés par une réglementation européenne très stricte, sont comme les bios, sans conservateurs, colorants, édulcorants, arômes artificiels, traces d’OGM. Les normes phytosanitaires sont si sévères que les résidus de pesticides et les nitrates doivent y être aussi quasiment inexistants. L’industrie de la nutrition infantile a également limité au maximum, voire complètement supprimé le sucre et le sel, choisi des variétés de produits triés sur le volet et résistantes, donc nécessitant moins de traitements possible. « Nous effectuons 166 contrôles sur chaque lot de produits finis, dont 100 sur les matières premières, avant toute utilisation dans la recette, puis 50 en cours de production et, enfin, 10 sur les produits finis » détaille Brigitte Lelièvre, responsable Réglementation pour le Syndicat français des Aliments de l’enfance.
Source : Parents | Auteur : F.A. R.OGM : Monsanto essuie un revers judiciaire en Allemagne
[06/05/2009] - Sur les OGMUn tribunal administratif allemand a rejeté un référé introduit par Monsanto contre l’interdiction de cultiver son maïs OGM prise par Berlin mi-avril. Le tribunal administratif de Brunswick a rejeté le recours en urgence déposé par Monsanto, estimant que la culture du maïs MON 8110 représentant « après un examen provisoire (…) une situation de risque justifiant une telle interdiction, comme le prévoit la loi sur les biotechnologies ». Pour qu’une telle décision soit légitime, il n’est pas nécessaire qu’un danger clairement identifié existe, il suffit que des indices aillent dans ce sens, estime le tribunal.
Source : Les EchosGreenpeace alerte contre le riz OGM
[04/05/2009] - Sur les OGMGreenpeace vient de lancer une pétition en ligne pour que l’Europe refuse la commercialisation sur son territoire du riz génétiquement modifié LL62 de Bayer…. Aujourd’hui, ce riz n’est cultivé nulle part dans le monde. Les Etats-Unis sont le seul pays à en avoir autorisé la culture, mais faute de débouchés, les agriculteurs ne se sont pas encore mis à le produire. L’ouverture du marché européen pourrait changer la donne. C’est pourquoi Greenpeace dénonce aujourd’hui les risques du LL62. « Le riz constitue l’aliment de base de la moitié de la population mondiale. Permettre sa modification génétique constituerait une atteinte grave à l’environnement et à la sécurité alimentaire mondiale » prévient Arnaud Apotecker, responsable de campagne OGM à Greenpeace. De plus, le LL62 a été expressément conçu afin de résister aux traitements à base d’un herbicide très toxique, le glufosinate. L’utilisation de cet herbicide sera interdite dès 2017 dans l’UE notamment en raison de ses effets sur la reproduction. Autoriser l’importation de ce riz encouragerait ainsi l’usage de cette substance toxique dans d’autres pays. Une contradiction que Greenpeace ne manque pas de souligner.
Source : Métro | Auteur : Nadia Loddo