Revue de presse 
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Des fruits et légumes bio trop chers pour les familles
[24/08/2010] - Sur l'agriculture biologiqueSelon le 4ème « observatoire des prix des fruits et légumes » de la fédération Familles rurales que « La Croix » publie en exclusivité, le prix des fruits a globalement augmenté de 11,5% en un an, et celui des légumes de 5,5%. « Le bio attire de plus en plus de foyers » souligne Thierry Damien, président de Familles rurales. « Il nous paraissait donc normal de s’intéresser désormais à ce secteur. Nous pensions certes que ces produits étaient plus chers, mais le différentiel s’est révélé énorme. Inaccessibles !, c’est l’adjectif choisi pour souligner le prix moyen à la vente des primeurs bio. « Beaucoup de familles ne consomment déjà pas assez de fruits et de légumes, en général, regrette Thierry Damien, et elles le justifient par leur coût. Les prix du bio les éloignent encore plus de cette catégorie de produit. Ce sont des produits encore inaccessibles ».
Source : La Croix | Auteur : Michel WaintropPour un bio à la sauce OGM
[18/08/2010] - Sur l'agriculture biologiqueC’est aujourd’hui toute la filière bio qui devrait faire sa révolution culturelle et accepter d’étudier les aspects éventuellement positifs de la biotechnologie. Car à force d’idéaliser des symboles, certains en finissent par ignorer les faits. Contrairement aux idées reçues, le bio n’est en particulier pas forcément très écolo. Les rendements et les économies d’échelles étant limitées, i faut faire rouler bien des heures un tracteur pour des productions faibles et un impact CO² non négligeable. Il en va de même pour les fruits et légumes bio importés par avion et dont le bilan carbone est largement négatif. Pas forcément meilleurs pour l’environnement, les produits bio pourraient faire des OGM un allié. En rendant le bio plus efficace, les OGM rendraient cette filière verte plus compétitive. Et en redistribuant ces gains de productivité aux clients sous forme de baisse de prix, une filière bio-OGM serait même mieux équipée pour rivaliser avec l’agriculture traditionnelle. Cela permettrait de réduire la consommation de pesticides ou d’engrais chimiques, contribuant ainsi positivement à l’environnement. En refusant jusqu’à l’idée de pouvoir étudier le simple impact des OGM, les faucheurs obscurantistes desservent une agriculture française qu’ils croient protéger.
Source : Les Echos (Editorial) | Auteur : David BarrouxL’agriculture bio, victime de guerre commerciale
[11/08/2010] - Sur l'agriculture biologiqueL’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique en Alsace (Opaba) et la Fédération nationale d’agriculture biologique (FNAB) s’inquiètent des conséquences de la guerre commerciale que les géants de la grande distribution se livrent autour des produits bio. Décidées à profiter de la croissance continue des achats de produits biologiques, plusieurs grandes enseignes rivalisent depuis quelques mois pour proposer des prix toujours plus bas, parfois à moins d’un euro, notent les représentants des producteurs. Cette stratégie qui, estiment-ils, relèvent avant tout de l’opération publicitaire, « pourrait avoir des conséquences destructrices sur la filière bio ». Et pour cause : « la qualité du produit, la sécurité sanitaire et le respect de l’environnement ont un coût pour les producteurs » Dans ces conditions soulignent l’Opaba et la FNAB, « à un objectif du plus bas prix, il faut substituer un objectif du juste prix dans l’intérêt de toutes les parties prenantes : citoyens, producteurs, transformateurs et distributeurs ».
Source : Dernières nouvelles d’AlsaceBordeaux se penche sur les biopesticides
[10/06/2010] - Sur l'agriculture biologiqueDans la perspective du plan Ecophyto 2018, qui vise notamment à diviser par deux la consommation de pesticides d’ici à 2020, la plate-forme d’aide au développement d’agents biologiques de protection des cultures, baptisée Bioprotec, sera mise en place en juillet au sein due la technopole de Bordeaux-Montesquieu. Elle sera gérée par l’Adera (Association pour le développement de l’enseignement et des recherches auprès des universités, des centres de recherche et des entreprises d’Aquitaine). Les projets de recherche portant sur les biopesticides n’aboutissent pas facilement, faute de financement ou de contacts avec des industriels. Assia Belhadja, chargée de mission qui animera Bioprotec, se propose faire l’interface entre les laboratoires et les industriels. Les entreprises interrogées se déclarent, en effet, intéressées par une diversification dans les biopesticides. La plate-forme proposera des prestations pour aider à constituer des consortiums, répondre à des appels à projet ou monter des dossiers d’homologation. L’ambition d’Assia Belhadja serait de faire émerger de nouvelles entreprises dans des thématiques où des manques seront identifiés.
Source : La Tribune | Auteur : Claude MandrautOn nous met du bio partout !
[07/06/2010] - Sur l'agriculture biologiqueL’an dernier, la DGCCRF avait réalisé 2000 contrôles sur les établissements vendant du bio. Résultat : des dizaines de professionnels épinglés. « On a relevé 3 types d’infraction. Du bio qui n’en est pas, du bio avec des pesticides ou du bio sans certificat », résume Marie Taillard, porte parole de cet organisme. « Vu la progression de ce marché, il y a urgence à cibler le bio dans notre dispositif ». Rien qu’en alimentaire, le secteur a doublé en 4 ans et les cosmétiques bio eux, affichent une croissance de 30% par an. Tout y passe. Désormais, on trouve autant du site de rencontres bio que du pneu bio Goodyear. Une profusion due aussi à l’écolabel européen, applicable depuis février, et qui concerne tous les produits. Fondatrice du site d’information sur les produits verts, Elisabeth Laville voit là le résultat d’un « laxisme des pouvoirs publics ». « Si on s’était attaqué au problème dès le départ on n’en serait pas là. Aujourd’hui on a 50 labels sur le bio et personne n’y comprend rien », peste-t-elle. Sur l’action que va entreprendre l’Etat, elle reste sceptique : « D’un côté, on va traquer la petite marque ou le gîte qui font de leur mieux et préserver de l’autre les grandes entreprises qui s’autorisent n’importe quoi. Durant des années, on a laissé Danone vendre son yaourt bio, alors qu’il était précisé en minuscule qu’il n’était pas issu de l’agriculture biologique. »
Source : Aujourd’hui | Auteur : Claire ChantryProduits biologiques : Un boom à risque
[01/06/2010] - Sur l'agriculture biologiqueLe marché des produits biologiques explose. Mais gare aux risques de dérive vers une bio intensive. L’intérêt pour la santé et l’environnement pourrait en être en partie compromis. La question se pose avec d’autant plus d’acuité que l’engouement récent des consommateurs rend le rayon bio extrêmement lucratif. Près de 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2009, cela équivaut à un quasi doublement en quatre ans. De quoi attirer comme des mouches industriels et distributeurs, naguère plutôt indifférents aux charmes du label AB. Une évolution qui laisse perplexes les acteurs historiques de la bio : « Ces dernières années, on a vu apparaître des gens pour qui le bio est simplement un concept marketing dans l’air du temps. Certaines grandes enseignes appliquent au bio leurs bonnes vieilles recettes, qui consistent essentiellement à exercer une pression forte sur les fournisseurs. Il risque d’y avoir de la casse» déclare Henri de Pazzis, président de ProNatura. Et de décrire des pratiques calquées du monde conventionnel et intrinsèquement inadaptées à celui de la bio : demande de produits hors saison, critères de choix tels que le calibrage ou l’absence totale de « défauts d’épiderme » - possible en bio à condition d’éliminer la moitié de la récolte – et surtout focalisation sur la question du prix. Des demandes qui ne peuvent être satisfaites qu’en adoptant des pratiques productivistes en continuité avec ce que le conventionnel a fait de pire ces dernières décennies. Au risque de réduire comme peau de chagrin l’intérêt des produits bio aux yeux des consommateurs.
Source : Que Choisir | Auteur : Fabienne MaleyssonUn lycée forme des paysans « bio- dynamiques »
[25/05/2010] - Sur l'agriculture biologiqueA Obernai, le Centre de formation professionnelle et de promotion agricole CFPPA forme depuis 20 ans des paysans d’un nouveau genre. Une fois installés, ils vendront ensuite leurs productions sous le label « Déméter » (divinisation de la terre nourricière). Le concept de l’établissement est d’apprendre à produire en respectant le rythme de la nature. Comme le bio, l’agriculture biodynamique refuse les pesticides et les engrais chimiques. Mais elle va plus loin : elle part de l’idée que, pour améliorer ses performances, le paysan doit veiller à respecter l’équilibre de la nature ,c’est-à-dire ne pas produire sous serre, respecter le rythme des saisons, et planter des végétaux adaptés à la terre.
Source : France Soir | Auteur : Romain BourgManger « bio » n’est pas meilleur pour la santé
[21/05/2010] - Sur l'agriculture biologiqueC’est la conclusion d’une étude publiée dans les Cahiers de nutrition et de diététique de deux chercheurs d’ l’Inra, spécialisés en nutrition humaine et sécurité alimentaire. Après examen de plus d’une centaine d’articles scientifiques publiés depuis 2003, Léon Guéguen et Gérard Pascal constatent que « les faibles différences observées ne confèrent pas aux aliments « bio » un avantage nutritionnel ou sanitaire significatif dans un régime alimentaire global ». … A noter que le cuivre, le soufre, la roténone et l’huile de neem, parfois massivement utilisés par les producteurs bio pour lutter contre certains parasites, n’ont fait à ce jour l’objet d’aucune recherche… « Or ces produits que les gens croient inoffensifs parce qu’ils sont « naturels » peuvent être aussi toxiques que certaines molécules de synthèse », souligne Léon Guéguen. Par ailleurs, si la réduction dans les cultures bio des intrants chimiques (engrais, produits phytosanitaires) favorise la production par la plante de substances anti oxydantes bénéfiques pour la santé, comme les poly phénols, elle facilite aussi celle de métabolites secondaires et de toxines naturelles dont l’innocuité n’est pas garantie, estiment les deux auteurs.
Source : Le Figaro | Auteur : Marc MennessierLe bio dans le vert
[20/05/2010] - Sur l'agriculture biologiqueSelon les chiffres présentés hier par l’agence bio, chargée du développement de la filière, le nombre d’exploitations biologiques a bondi de 23,7% l’an dernier. Et le mouvement ne fait que s’amorcer, selon Elisabeth Mercier, directrice de l’agence. Alors que le bio ne représente aujourd’hui que 2,46% de la surface agricole utile, il atteindra « au moins 6% à la fin 2012 », conformément aux engagements pris lors du Grenelle de l’environnement. Un développement en phase avec les attentes des consommateurs. Entre 2005 et 2009, le chiffre d’affaires du marché de l’alimentation bio a quasiment doublé, passant de 1,6 milliard à 3 milliards d’euros. Revers de cet engouement, la France n’est pas aujourd’hui capable de produire suffisamment en bio. Ainsi 25% du lai a dû être importé. Mais la dynamique de croissance de la filière devrait conduire à l’autosuffisance fin 2011 », assure Elisabeth Mercier.
Source : 20 minutes | Auteur : Charlotte MannevyLe bio c’est la vie !
[01/05/2010] - Sur l'agriculture biologiqueAllongerons-nous notre durée de vie pour autant ? Rien n’est prouvé, mais se nourrir et prendre soin de soi sans pesticides est forcément un plus à long terme. Une chose est sûre, le bio se montre et s’affirme ! Pour preuve, l’offre est beaucoup plus large et même la grande distribution s’y est vraiment mise, avec des rayons performants de mieux en mieux achalandés. Alors oui, dans ces conditions, nous pouvons l’affirmer : le bio, c’est la vie ! La vie (la survie !) de nos agriculteurs, maraîchers et paysans bios qui est en jeu et que nous devons soutenir et aider en achetant leurs produits naturels plus que les autres ; l’avenir de nos enfants et petits-enfants auxquels nous voulons offrir un monde meilleur, plus respectueux de l’environnement, en prenant soin de la faune, de la flore et de la planète tout entière : la poursuite de la Recherche médicale déclinée également autour des médecines douces et naturelles qui donnent la part belle aux plantes.
Source : Féminin Santé | Auteur : Valérie Loctin - Rédactrice en chefLes Français consomment archibio
[08/04/2010] - Sur l'agriculture biologiqueLa clientèle, essentiellement citadine, semble se préoccuper de plus en plus du contenu de son panier. Ainsi, une étude menée en 2009 auprès de clients Monoprix par Ipsos, jamais publiée, montre qu’ils sont 69% à vouloir savoir si les produits qu’ils achètent ont été fabriqués selon des critères éthiques, 58,8% à préférer utiliser des produits d’hygiène et de beauté, soit bio, soit composés d’ingrédients naturels, et un peu plus de la moitié à consommer régulièrement des produits issus de l’agriculture biologique. Les 35-44 ans sont les plus consommateurs de bio. La crise économique n’a pas fait baisser les ventes. Au contraire, les produits Monoprix bio ont vu leurs vente croître de presque 30% en 2009. Les autres enseignes affichent des progressions comparables. D’ailleurs, le baromètre « Consommation et prescription des produits biologique » de l’Agence bio, paru en février dernier, le confirme : 74% des consommateurs de ces produits disent avoir maintenu leurs dépenses en produits biologiques et 10% les avoir augmentées.
Source : Paris Match | Auteur : Anne Sophie LechevallierSain : Demandez … deux pommes
[08/04/2010] - Sur l'agriculture biologiqueA force d’entendre que les pommes reçoivent une vingtaine de traitements phytosanitaires, il ne faut pas s’étonner que la demande s’effondre. Surtout que le goût fadasse des Golden décourage les papilles. Deux solutions. Soit vous exigez la variété Juliet, produite exclusivement par des agriculteurs biologiques. Soit l’Ariane, conçue en 1979 dans les vergers de l’Inra et qui résiste naturellement à la tavelure.
Source : Le Nouvel ObservateurLe vin bio a la cote
[06/04/2010] - Sur l'agriculture biologiqueLe marché du vin bio est en pleine expansion, même si la réglementation reste floue et la qualité encore inégale. Encore marginale, la viticulture « bio » a augmenté ses surfaces de 25%. Il existe donc un réel mouvement vers le bio dans le vignoble, relayé un peu partout par les prescripteurs que sont les cavistes, les bistrotiers, les restaurateurs, les sommeliers etc. Plus qu’une mode éphémère, la vogue du vin bio pousse sur de profondes racines et s’inscrit certainement dans la durée.
Source : France Soir | Auteur : Pierrick JéguPorter du 100% écolo, c’est coton
[01/04/2010] - Sur l'agriculture biologiqueLe coton bio n’a d’intérêt que pour l’environnement, pas pour la santé de celui qui le porte. Les marques ont beau mettre en avant systématiquement sa douceur et ses propriétés anallergiques, elles sont purement imaginaires. « La douceur du coton est due essentiellement à la qualité et à la finesse de la fibre. Quant aux pesticides demeurant sur la fleur de coton, ils sont progressivement éliminés par les lavages auxquels on procède à chaque étape de la confection » rassure Karine Sfar, déléguée générale et directrice développement durable de la Fédération de la maille et de la lingerie.
Source : Que Choisir | Auteur : Fabienne MaleyssonLow cost et aliments bio : le mariage impossible ?
[01/04/2010] - Sur l'agriculture biologiqueLe bio a la cote. Certaines entreprises tentent de lui appliquer les mêmes recettes économiques que les autres branches du secteur agro-alimentaire. En opposition complète avec la philosophie écologiste. Eclairage avec Jean François Narbonne, écotoxicologue. Pour favoriser l’application des engagements pris lors du Grenelle de l’environnement, le gouvernement saura t-il encourager l’agriculture nationale à se convertir au bio, tout en mettant un frein à la frénésie low cost ? « Le bio, en soit, ça ne coûte pas cher, moins cher même que l’agriculture conventionnelle, qui doit acheter engrais et pesticides au prix fort. Seulement, ce qui explique la différence de tarifs, ce sont les subventions, qui avantagent outrageusement les exploitations de l’agriculture intensive au détriment des producteurs bio » indique JF Narbonne. Or le facteur pécuniaire a toujours son importance, les Français continuant d’avoir le sentiment que leur pouvoir d’achat se dégrade. « Les principes du développement durable ne font pas le poids face aux prix attrayants des produits low cost, regrette encore le toxicologue. Du moins, tant que les consommateurs raisonneront en terme de coût et non en terme de qualité ».
Source : Aujourd’hui supplément | Auteur : Guillaume Jan