L’air
Lorsqu’un pesticide est pulvérisé pour protéger une culture, une part du produit peut se volatiliser. Ainsi des produits phytopharmaceutiques sont parfois détectés dans l’air, à des concentrations excessivement faibles, de l’ordre du nanogramme (soit un milliardième de gramme) par mètre cube.
Pas de seuils réglementaires

Il n’existe pas de seuils réglementaires reconnus pour la présence des produits phytopharmaceutiques dans l’air. Les seules valeurs existantes sont des mesures de protection des travailleurs en milieu industriel. Les doses maximales autorisées sont alors basées sur la toxicité des molécules.
Par comparaison, les concentrations maximales qui ont pu être retrouvées dans l’air sont 200 000 fois inférieures aux seuils de sécurité en milieu industriel.
La présence éventuelle de produits phytopharmaceutiques dans l’air n’implique pas nécessairement de risque pour l’utilisateur ou des riverains : les concentrations retrouvées étant infinitésimales en regard des seuils considérés comme dangereux.
Tenir compte des facteurs climatiques lors de la pulvérisation
Le risque de pollution est modulé selon certains facteurs climatiques comme par exemple le vent ou la sécheresse) : il faut en tenir compte lors du traitement. C’est la raison pour laquelle l’UIPP demande aux utilisateurs de pulvériser tôt le matin ou tard le soir (souvent moins ventés que la journée). Elle conseille également de vérifier le réglage du pulvérisateur avant de commencer.
Lors de pluie ou lorsque la vitesse du vent dépasse certains niveaux, tout traitement est déconseillé voire interdit.
