S'informer sur les pesticides :

L’eau

L’eau est précieuse au quotidien, qu’il s’agisse de boire, se laver ou se baigner. L’amélioration de la qualité des eaux est donc un enjeu majeur. Il faut limiter au maximum la probabilité de retrouver des traces de pesticides dans les nappes phréatiques ou les eaux superficielles.

L’UIPP sensibilise les agriculteurs aux bonnes pratiques, qui consistent à utiliser le bon produit, à la dose préconisée et au bon moment, dans le respect des conditions d’emploi.

Par ailleurs, l’UIPP a participé à la mise en place d'une approche concrète visant à restaurer la qualité de l'eau(diagnostic, plan d’action et des résultats) sur le bassin versant de la Fontaine du Thiel (Ille-et-Vilaine).

Normes réglementaires en vigueur

Il existe depuis les années 80 une réglementation qui fixe des quantités maximales de pesticides tolérées dans l’eau. Le progrès scientifique a permis de baisser considérablement les limites de détection des matériels d’analyse. Aujourd’hui, les laboratoires sont capables de détecter des traces jusqu’à 100 000 fois plus infimes qu’en 1970.

Un échantillon peut donc produire un signal tout en restant conforme à la réglementation.

La limite maximale réglementaire de traces de produits dans l’eau de boisson est de :

Le saviez-vous ?

0,1 microgramme par litre (0,1µg/l) représente l’équivalent d’une goutte d’eau dans une piscine olympique.

 

Les normes ne sont pas basées sur la toxicité d’un produit

Ces normes sont des seuils réglementaires qui veillent à la bonne utilisation des produits. Par conséquent, une simple détection de produits phytopharmaceutiques dans l’eau ne signifie pas qu’il y a un risque. La norme européenne pour un produit peut être jusqu’à 50 000 fois plus sévère que celle préconisée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui se base, elle, sur la toxicité des substances.

Qualité des eaux en France : des progrès

Selon le rapport de la Direction Générale de la Santé (DGS – septembre 2007), en 10 ans, la part de la population française ayant accès à une eau de moindre qualité est passée d’environ 10% à 0,18% (sur la base de la norme eau potable de 0,1µg/l).

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Dernière mise à jour de l'article : 22 Janvier 2009

Le rapport de l'IFEN en question

Selon le Rapport IFEN (2007) : « En 2005, les pesticides sont présents dans 91% des points de mesure retenus des eaux superficielles et dans 55% de ceux concernant les eaux souterraines ».

Cette étude appelle quelques remarques :

  • L’IFEN s’attache à détecter la présence de produits phytopharmaceutiques dans les cours d’eau : cette présence ne signifie pas qu’il y ait un risque.
  • En réalité, 97% des échantillons analysés par l’IFEN respectent la norme applicable pour les eaux de boisson (0,1 µg/l) alors que ces eaux ne sont pas destinées à être consommées en l’état.
  • Les problèmes de méthodologie : même si le réseau de l’IFEN couvre de plus en plus de points d’observation, il ne permet toujours pas de comparer les résultats obtenus d’une année sur l’autre, ni d’analyser l’évolution de la situation en fonction des mesures prises pour limiter la présence de substances actives dans les eaux.

Il est donc regrettable que ces études annuelles de l’IFEN soient les seules références utilisées pour juger de la qualité des eaux en France.

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