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Les pesticides dans mon quotidien

Dans l’alimentation ou l’air que l’on respire, on peut trouver, ponctuellement, grâce à l’amélioration des techniques de mesures, des traces de pesticides. Pour autant, elles ne présentent pas un risque pour la santé, compte tenu des marges de sécurité élevées qui sont prises.

Quand je mange des fruits et des légumes

Le simple fait de laver les fruits et légumes élimine de manière substantielle les résidus. L’épluchage ou la cuisson permettent une élimination des résidus pouvant aller au-delà des 90%. De même, les procédés de transformation alimentaire domestique ou industrielle (compote de pomme, poire au sirop…) participent à l’élimination de la quasi-totalité des résidus en général.

Un dépassement des LMR signifie que les bonnes pratiques agricoles n’ont pas forcément été respectées de bout en bout de la chaîne. Par exemple : il y a pu avoir une application de produits un peu trop élevée à un moment donné, ou un délai un peu trop rapproché entre le traitement et la récolte. Cela ne veut pas dire nécessairement qu’il y a un risque pour la santé, compte tenu des marges appliquées.

Définition

Limite maximale de résidus (LMR)

La limite maximale de résidus (LMR) est la quantité maximale de résidus de pesticide autorisée dans chaque produit. Pour chaque pesticide, il existe une LMR fixée par la réglementation pour chaque fruit, légume ou céréale pour lequel un usage est autorisé. L’ensemble des LMR établies pour les denrées alimentaires du panier type de la ménagère ne doit pas dépasser la Dose Journalière Admissible (DJA).

Quand je mange des produits transformés

Les études réalisées pour l’autorisation de mise sur le marché des pesticides doivent démontrer qu’ils n’entraînent pas d’effets indésirables sur les caractéristiques de la denrée protégée, la qualité des récoltes et des produits transformés. Ces études sont effectuées notamment sur le vin, la bière, le cidre, la pomme de terre, la farine, et ce, via des méthodes normalisées par la CEB (Commission des Essais Biologiques).

Les produits transformés sont donc sans risque pour la santé.

Quand je respire

Certaines études menées en zone urbaine (Orléans, Paris, Lille…) et en zone rurale ont mis en évidence la présence ponctuelle de produits phytopharmaceutiques dans l'air. Notamment l’étude Air Parif, sur la qualité de l’air dans la région Ile-de-France (27 juin 2007) : sur 80 pesticides recherchés, une vingtaine ont été retrouvés en agglomération, et une trentaine en zone rurale.

La présence éventuelle de produits phytopharmaceutiques dans l’air n’implique en aucun cas de risque pour l’utilisateur ou des riverains : les concentrations retrouvées étant infinitésimales en regard des seuils considérés comme dangereux.

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Dernière mise à jour de l'article : 30 Octobre 2009

A noter

Les études destinées à évaluer les traces de résidus dans les aliments sont toujours faites sur des aliments non lavés et non épluchés.

Et dans ces « pires conditions », seulement 4.4% des échantillons prélevées dépassaient les seuils réglementaires (LMR). Un seuil qui est indicateur de suivi des bonnes pratiques agricoles, pas un seuil toxicologique. Autrement dit, son dépassement ponctuel est sans risque pour la santé.

Homologation

Conditions "extrêmes" avant d’autoriser un pesticide sur le marché

L’évaluation des risques alimentaires est réalisée selon l’hypothèse que les végétaux traités sont consommés sans être lavés ni épluchés. Par exemple, les oranges et les bananes sont censés être consommées avec la peau.

C’est seulement après plusieurs mois de tests réalisés en amont, lors du dossier toxicologique contrôlé par des experts indépendants, et après approbation du ministère de l’agriculture, qu’un pesticide est autorisé à la commercialisation.

> Qui contrôle les produits que je mange ?

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