Après la mise sur le marché : des contrôles sévères
Les tests ne s’arrêtent pas une fois le produit commercialisé. Les autorités suivent notamment les niveaux de résidus en pesticides dans l’alimentation, de la récolte à l’étal des commerçants, pour s’assurer qu’ils sont conformes à la réglementation.
Contrôler les traces de résidus
Depuis le 1° septembre 2008 et le nouveau règlement européen (CE n°396/2005/CE), chaque denrée alimentaire dispose d’une Limite Maximale de Résidus (LMR) identique dans les 27 Etats-membres (avant elle variait d’un pays à l’autre).
L'Union européenne effectue des contrôles permanents. Dans 95% des cas, la teneur en résidus est conforme à la réglementation (Rapport 2008 de la DG SANCO / Direction générale de la santé et de la consommation - Commission européenne). En cas de dépassement, et même si cela ne représente pas nécessairement un risque pour la santé, les denrées sont retirées de la vente.
La France effectue en plus ses propres contrôles. La Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (ministère de l’Économie) et la Direction Générale de l’Alimentation (ministère de l’Agriculture) analysent des échantillons de fruits, des légumes et des produits transformés (vin, bière et jus de fruits...)
Les pesticides mieux détectés
L’évolution considérable des techniques de mesure et un renforcement de la surveillance permettent aujourd’hui de retrouver des traces infimes de produits dans les aliments, dans la plus grande transparence.
Cette présence ne signifie pas qu’il y a dégradation de la qualité de nos aliments. Elle illustre plutôt le progrès des connaissances scientifiques.
Le saviez-vous ?
L'Union européenne effectue des contrôles permanents.
Par exemple, plus de 65 000 échantillons d'aliments ont été analysés en 2006 dans les États membres (Rapport 2008 de la DG SANCO / Direction générale de la santé et de la consommation – Commission européenne).
Selon ce rapport, publié en novembre 2008 : 95.6% des échantillons étaient conformes à la réglementation au niveau européen en 2006. 4.4% des échantillons contenaient des résidus supérieurs aux limites légales (Limites maximales de résidus - LMR).
En France, 93.5% des échantillons étaient conformes à la réglementation, et 6.5% d’entre eux dépassaient les seuils réglementaires.
Même si ces dépassements de LMR ne sont pas acceptables d'un point de vue réglementaire, ils ne signifient pas pour autant nécessairement qu’il y a un risque pour la santé humaine, compte tenu des marges de sécurité élevées qui sont prises, lors de la fixation de ces seuils.
Les dépassements de LMR indiquent simplement qu’à un instant donné, les conditions d’emploi des produits n’ont pas été celles recommandées d'où la nécessité d'un effort continu de formation et de sensibilisation au respect des bonnes pratiques phytopharmaceutiques.
Note :
- Les dépassements les plus importants sont constatés dans des produits importés de pays tiers.
- La LMR est déterminée sur fruits entiers (non épluchés et non lavés).
